Les récents bombardements meurtriers dans marché public de Mushaki dans le territoire de Masisi en province du Nord-Kivu, menés par les forces gouvernementales et qui ont coûté la vie à plus 30 civils et causé plusieurs blessés ; suscitent de plus en plus de réactions.
Si les États-Unis, par la voie de son Bureau des Affaires africaines, a condamné ces bombardements appelant « toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue, à respecter leurs engagements de cessez-le-feu, à protéger les civils et à s'engager dans un dialogue et une désescalade » ; l’AFC/M23 a lui critiqué « une prise de position timide et équivoque » : « Le Département d’État américain, par l’entremise de son Bureau des Affaires africaines, se montre curieusement incapable de désigner clairement le responsable pourtant connu de tous pour ces bombardements par drones, de le condamner et de prendre les mesures de sanction qui s’imposent », a écrit sur X Corneille Nangaa, coordonnateur politique du mouvement rebelle.
#RDC
— Corneille Nangaa (@CNangaa) May 9, 2026
1. Des Congolais innocents ont été tués hier à #MUSHAKE, Masisi, dans des bombardements mieux identifiés, connus, observés et documentés.
2. Ces actes criminels qui ont fait plus de trente (30) morts et plusieurs blessés ont été perpétrés par le régime illégitime de…
Pour lui, cette ambiguïté est « profondément regrettable » : « Sa prise de position, à la fois timide et équivoque, est indigne de la gravité des faits. En renvoyant indûment dos à dos victimes et responsables, la réaction du Bureau des affaires africaines discrédite et fragilise la médiation, de même qu’elle soulève des interrogations sérieuses quant au respect des principes de neutralité, d’impartialité et de crédibilité indispensables à sa réussite manifestement compromise », a-t-il ajouté expliquant qu’il est profondément regrettable de constater que Félix Tshisekedi se sert de ses accords miniers avec les États-Unis pour se prévaloir d’une impunité absolue, en se permettant d’une part, de massacrer des populations civiles sans défense et, d’autre part, de violer tous les accords de paix sans en être tenu pour responsable.
Enfin, Corneille Nangaa a accusé le régime de Kinshasa de se prévaloir fièrement du soutien des États-Unis d’Amérique « pour justifier ses actes » perpétrés avec ses alliés de l’armée burundaise, des mercenaires colombiens et américains, des FDLR, des résistants Wazalendo.