Critiqué pour avoir affirmé que les Banyamulenge « ne sont pas congolais », l’opposant Martin Fayulu se rétracte et explique avoir simplement dit « qu'il n'y a aucune tribu au Congo qui s'appelle Banyamulenge. »

Il l’a dit au cours d’une émission essayant là encore d’associer le Kinyarwanda aux Banyamulenge, et expliquant que seuls les membres de cette communauté qui sont nés aux Congo peuvent prétendre à la nationalité, conformément à la loi sur la nationalité.

L’ancien candidat à la présidentielle de 2023 a accusé ses détracteurs de vouloir distraire le peuple congolais signifiant qu’il reste indifférent face aux critiques à son égard.

Ces propos polémiques qui s’opposent à la position du gouvernement congolais qui a affirmé à maintes reprises que « les Banyamulenge sont bel et bien des congolais, au même titre que toutes les autres communautés », ont soulevé de nombreuses critiques au sein de l’opinion nationale congolaise.

De nombreuses personnalités qui les ont condamnés fermement les qualifiant de « scandaleux » et « honteux », ont appelé publiquement Martifn Fayulu à les retirer.

C’est à l’image de l’ancien vice-président de la RDC, Azarias Ruberwa, qui a signifié que ceux-ci sont une « une insulte à l’endroit des Banyamulenge » avançant que Martin Fayulu « ignore la loi sur la nationalité de la RDC ainsi que son histoire. »

Corneille Nangaa, coordonnateur politique de l’AFC/M23 a également soutenu que les propos de Martin Fayulu « procèdent d’une lecture mensongère et contestable de l’histoire et de la complexité sociologique de la RDC » et peuvent avoir des conséquences graves dans un pays profondément meurtri par les conflits identitaires et communautaires.