L’épidémie de maladie à virus Ebola continue de s’étendre en République démocratique du Congo. Au 5 août 2026, 53 zones de santé réparties dans cinq provinces sont désormais touchées, avec l’apparition de deux nouvelles zones affectées dans le Haut-Uélé et la Tshopo.
La situation épidémiologique liée à la maladie à virus Ebola demeure préoccupante en République démocratique du Congo. Selon le point de situation établi au 5 août 2026, l’épidémie touche désormais 53 zones de santé dans cinq provinces, soit une progression géographique marquée par l’apparition de deux nouveaux foyers.
Les zones de santé de Gombari, dans la province du Haut-Uélé, et de Bafwasende, dans la Tshopo, viennent ainsi s’ajouter à la liste des territoires affectés. Cette extension géographique maintient la pression sur les équipes de surveillance et de prise en charge, mobilisées pour contenir la propagation du virus.
L’Ituri, le principal foyer de l’épidémie
Malgré cette progression vers de nouvelles zones, l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie, concentrant à elle seule 86,9 % des cas cumulés. La province reste donc au cœur des opérations de riposte, notamment en matière de détection précoce, de suivi des contacts, de prise en charge des malades et de prévention de nouvelles contaminations.
Sur le plan national, le bilan fait état de 4 053 cas confirmés depuis le début de l’épidémie. Parmi les personnes touchées, 793 ont été déclarées guéries, tandis que 1 850 décès sont enregistrés. Par ailleurs, 694 patients demeurent en isolement ou hospitalisés, nécessitant une prise en charge médicale continue.
Ces chiffres témoignent de la persistance d’une forte pression sur le système sanitaire dans les provinces affectées, alors que les autorités et leurs partenaires poursuivent les efforts visant à limiter la transmission du virus et à améliorer la prise en charge des patients.
Plus de 1.100 alertes investiguées en 24 heures
La surveillance épidémiologique reste l’un des principaux axes de la riposte. Au cours des dernières 24 heures, 1 158 alertes ont été investiguées, permettant aux équipes de terrain de rechercher rapidement d’éventuels cas et de prévenir l’apparition de nouveaux foyers.
Le suivi des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés se poursuit également, avec un taux de suivi établi à 77,7 %. Ce dispositif constitue un élément essentiel pour détecter rapidement les personnes susceptibles d’avoir été contaminées et interrompre les chaînes de transmission.
Face à l’évolution de la situation, les capacités de surveillance et de prise en charge continuent par ailleurs d’être renforcées dans les cinq provinces touchées. Les efforts portent notamment sur la détection des cas, l’investigation des alertes, le suivi des contacts et la prise en charge des patients.
Avec 53 zones de santé désormais affectées, la riposte contre Ebola reste donc confrontée à un défi majeur : contenir l’expansion géographique de l’épidémie tout en réduisant la mortalité et en augmentant le nombre de personnes guéries. La poursuite de la surveillance et la rapidité d’intervention demeurent déterminantes pour freiner la progression de la maladie.