La riposte contre la maladie à virus Ebola se poursuit activement en République démocratique du Congo, où les autorités sanitaires et leurs partenaires redoublent d’efforts pour contenir la propagation de l’épidémie. Les cinq provinces touchées — le Haut-Uélé, l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Tshopo — demeurent sous étroite surveillance, alors que l’apparition d’une nouvelle zone de santé affectée dans la province de la Tshopo confirme l’évolution de la situation épidémiologique.
Selon les dernières données de la coordination de la riposte, l’épidémie touche désormais 49 zones de santé à travers ces cinq provinces. Les équipes de surveillance, de recherche des contacts et de prise en charge des malades restent pleinement mobilisées afin de limiter la transmission du virus et d'assurer une réponse rapide dans les foyers actifs.
Le bilan cumulé fait état de 3 442 cas confirmés depuis le début de l’épidémie. Parmi eux, 797 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés pour recevoir des soins appropriés, tandis que 615 personnes ont été déclarées guéries. En revanche, l’épidémie a déjà causé 1 521 décès, portant le taux de létalité à 44,2 %, un niveau qui souligne la gravité de la maladie malgré les progrès enregistrés dans la prise en charge.
Les autorités sanitaires indiquent également que le taux de suivi des contacts atteint désormais 78,3 %, un indicateur jugé essentiel pour interrompre les chaînes de transmission. L’identification rapide des personnes exposées, leur suivi quotidien et leur orientation vers les structures de santé en cas de symptômes demeurent au cœur de la stratégie de lutte contre Ebola.
La riposte bénéficie d'une collaboration étroite entre l'Institut national de santé publique (INSP), le Centre des opérations d'urgence de santé publique (COUSP), l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Africa CDC ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers. Leur appui porte notamment sur le renforcement des capacités des laboratoires d'analyse, l'approvisionnement en intrants essentiels, notamment le chlore, ainsi que le soutien logistique et opérationnel aux équipes déployées sur le terrain.
Grâce à cette coopération, les autorités espèrent renforcer les mesures de prévention, améliorer la qualité de la prise en charge des patients et accroître le niveau de préparation des zones exposées au risque de propagation, dans l'objectif de freiner durablement l'évolution de cette épidémie.