Lors de son intervention au cours de la réunion élargie du Bureau politique du FPR qui a réuni plus de 2.000 membres de ce parti présidentiel, des dirigeants des secteurs public et privé, des représentants d'autres partis politiques, des membres du corps diplomatique et de jeunes professionnels ; le président rwandais Paul Kagame est revenu sur l’épineuse question de l’insécurité à l’Est de la RDC, caractérisée par la guerre contre le M23.

Paul Kagame, qui avait publiquement assumé le rôle du Rwanda dans la chute de Goma et Bukavu entre les mains du M23, s’est une nouvelle fois montré confiant et même menaçant expliquant « qu’il sera plus difficile de lui faire face et de l’anéantir » : « Si vous nous dites de nous taire, nous soutiendrons ceux qui veulent venir vous tuer, comme ils l'ont fait la dernière fois, et nous agirons à notre guise. La seule façon de me faire taire, c'est ma mort. Un point c'est tout », a-t-il déclaré.

Poursuivant, il a rappelé que le Rwanda « est un petit pays très insignifiant à bien des égards », mais a affirmé que nul ne peut le faire disparaitre : « Quand ils ont dit qu'ils feraient disparaître le M23, ils voulaient dire même le Rwanda. Eh bien, je ne peux pas souhaiter une telle chose. Mais si cela arrivait et si je n’aurais pas pu l'éviter, je pense qu'ils nous trouveront [prêts] », a-t-il ajouté.

Il faut dire que Paul Kagame qui essaie de minimiser les sanctions incessantes de la communauté internationale contre le Rwanda et notamment contre l’armée rwandaise, continue d’avancer que la préoccupation de son pays reste de lutter contre la menace sécuritaire des FDLR, qui selon lui, « sont toujours entretenus par le gouvernement congolais. »

En avril dernier, il avait affirmé qu’il ne retirera pas « ses mesures défensives » sur sa frontière avec la RDC, renvoyant Kinshasa, Washington et la communauté internationale à leurs responsabilités.