Deux personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées, ce jeudi 24 septembre, dans un affrontement entre des policiers et des jeunes au cimetière de Rwangoma, dans la ville de Beni, au Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo.

Les faits se sont produits pendant l'inhumation d'une personne présentée comme décédée d'Ebola. Selon les informations recueillies, des jeunes voulaient voir le corps avant sa mise en terre, ce qui a provoqué une tension sur place. La situation a ensuite dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre.

Une première victime, une jeune fille touchée par balle, est morte sur place. Une seconde, également une jeune fille, a succombé à l'hôpital, selon une source administrative. Le nombre exact de blessés n'a pas été précisé et les circonstances de l'usage des armes à feu restent à établir.

Dans la foulée, des jeunes en colère ont transporté le corps de l'une des victimes jusqu'à la mairie de Beni pour dénoncer les conditions de sa mort.

« Accepter l'existence de la maladie »

Patrick Mayani, président de la Société civile du Congo en commune Beu, a déploré ce drame. Il appelle la population, en particulier les jeunes, à accepter l'existence de la maladie, à respecter les mesures barrières et à ne pas s'en prendre aux équipes de riposte.

Il demande aussi aux services de sécurité de faire preuve de professionnalisme dans la gestion de ce type de situation. Selon lui, les autorités devraient déployer des agents formés au respect des droits humains, capables de protéger à la fois la population et les équipes engagées contre l'épidémie.

Cet incident survient alors que la lutte contre Ebola repose sur la collaboration entre communautés, équipes sanitaires et autorités, afin de limiter la propagation de la maladie et de préserver la confiance de la population.