Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, s’est entretenu vendredi 2 octobre à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa, avec le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. La rencontre s’est déroulée en présence du ministre de la Santé, Dr Roger Kamba, et de la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato.

Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers d’intérêt commun, notamment la coopération bilatérale entre Kinshasa et Paris, la situation sécuritaire dans l’est de la RDC ainsi que la riposte engagée par les autorités congolaises contre l’épidémie d’Ebola.

À l’issue de l’audience, Jean-Noël Barrot a souligné la qualité des relations entre la France et la RDC, mettant en avant leur ancienneté et leur diversité.

« Cette audience était l’occasion de revenir sur les relations étroites, anciennes et vastes qui unissent la RDC et la France. Nos deux peuples entretiennent des relations très vivantes et très importantes », a déclaré le chef de la diplomatie française.

La question sanitaire occupe également une place importante dans la visite du ministre français. Jean-Noël Barrot doit se rendre à Bunia, dans la province de l’Ituri, afin de soutenir les efforts engagés contre l’épidémie d’Ebola. Cette étape doit également permettre à la France de concrétiser sur le terrain certains de ses engagements en faveur de la lutte contre l’impunité et de la réparation des violences sexuelles liées aux conflits.

Cette visite intervient alors que les autorités congolaises poursuivent la mobilisation des partenaires nationaux et internationaux face à l’épidémie d’Ebola, qui touche plusieurs provinces du pays. La coopération sanitaire entre Kinshasa et ses partenaires constitue ainsi l’un des volets de cette riposte.

Le déplacement de Jean-Noël Barrot à Bunia devrait également donner une dimension concrète aux engagements pris entre la France et la RDC dans le cadre du protocole consacré à la lutte contre l’impunité et à la réparation des violences sexuelles liées aux conflits.

Dans la foulée, le chef de la diplomatie française a singié une déclaration d’intention du projet « Soutien à l’État de droit en faveur des victimes de violences sexuelles dans les zones de conflit » avec le ministre conolais de a justice, Guillaume Ngefa ainsi que le FORNAREV.

Doté d’un budget de plus de 1,3 million d’euros pour la période 2026‑2028, ce projet vise à garantir aux victimes un accès effectif, gratuit et sécurisé à la justice, à renforcer leur droit à réparation et à lutter résolument contre l’impunité.