Après 9 mois de suspension par le Chef d'état-major Général de l'armée congolaise suite aux propos polémiques contre les femmes ; le général-major Sylvain Ekenge a finalement été réhabilité à son poste de porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo, signant au passage le communiqué confirmant la mort le vendredi 25 septembre 2026 de deux officiers généraux des FARDC dans un crash d’un aéronef à Kenge.
Mais cette réhabilitation n’est pas vue d’un bon œil par le ministre rwandais des affaires étrangères, Olivier Ndhungirehe, qui estime « qu’elle est troublante et indécente. »
Sur X, le chef de la diplomatie congolaise a avancé que cette décision est une confirmation que les discours de haine contre les Congolais Tutsi et l'idéologie du génocide en RDC ne sont pas l'œuvre de brebis galeuses dans l'armée ou de renégats au gouvernement, mais sont plutôt un projet politique assumé par l'Etat.
L'annonce de la réintégration du Général Major Sylvain Ekenge comme Porte-parole des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), est troublante et indécente à plus d'un titre:
— Olivier J.P. Nduhungirehe (@onduhungirehe) September 27, 2026
1) Il s'agit d'une confirmation, s'il en fallait encore, que les discours de haine… pic.twitter.com/y6nSgPbtMa
Pour lui, le fait que le Général Sylvain Ekenge soit revenu à son poste « presque en catimini », en signant ce communiqué, est une manière « d'étouffer ou d'intimider toute critique interne ou internationale, en rapport avec cette réintégration. »
Rappelant que le porte-parole des FARDC avait affirmé que les femmes tutsi « font des enfants avec leurs cousins et neveux et pas avec leurs propres maris dans le but de pérenniser la ‘’suprématie’’ de leur communauté à travers des naissances » ; Olivier Nduhingirehe a déploré qu’il n’ait pas été poursuivi par la justice malgré la gravité de ses propos qu’il compare à l’idéologie génocidaire de 1990 au Rwanda.