Les forces gouvernementales de la RDC, appuyées par les Wazalendo, des troupes burundaises ainsi que les mercenaires étrangers, sont accusées pour la énième fois par l’AFC/M23 d’avoir mené aux premières heures de ce jeudi 20 août 2026 des attaques sur l’axe de Minembwe en province du Sud-Kivu au moyen de mortiers de 82 mm, de drones kamikazes et TK-6. 

A en croire le porte-parole du mouvement rebelle, Lawrence Kanyuka ; les mêmes forces ont lancé des attaques simultanées contre « les zones densément peuplées » de Luntukulu et de Luhago, dans le territoire de Walungu : « Ces opérations ont causé des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels, affectant directement les populations civiles et leurs biens », a-t-il écrit sur X rapportant d’autres bombardements contre les villages de Rugezi, Nyaruhinga et Mukoko, toujours sur l’axe de Minembwe.

« Cette campagne d’extermination menée quotidiennement contre les populations civiles, avec le soutien politique, diplomatique et matériel de certains États et de certaines sociétés militaires privées, ne saurait être banalisée ni tolérée », a-t-il ajouté réaffirmant l’engagement de l’AFC/M23 de « défendre et de protéger les populations civiles. »

Le mouvement rebelle a par ailleurs assuré qu’il prendra « toutes les mesures nécessaires pour assurer sa sécurité et faire face à toute menace. »

Il faut dire que ces attaques interviennent alors que les deux parties, qui n’ont eu de cesse de multiplier depuis des accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu recommandé dans le cadre du processus de Doha ; s’activent pour l’opérationnalisation du Mécanisme Conjoint de Vérification Elargi Plus (MCVE+), piloté par la Mission Onusienne et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).