L'épidémie de la maladie à virus Ebola continue de faire des ravages en République démocratique du Congo.

Selon le dernier rapport de situation publié le 4 juillet par l'Institut national de santé publique (INSP), les statistiques arrêtées à la journée du 3 juillet font état de 1 528 cas confirmés cumulés, dont 492 décès. Le taux global de létalité s'élève désormais à 32,2 %, illustrant la gravité de cette flambée épidémique qui touche plusieurs provinces de l'est du pays.

Malgré cette situation préoccupante, les équipes de riposte enregistrent quelques avancées dans la prise en charge des malades.

Dix nouvelles guérisons ont été recensées au cours des dernières vingt-quatre heures, portant à 239 le nombre total de patients rétablis depuis le début de l'épidémie.

En revanche, 628 personnes restent encore hospitalisées ou placées en isolement, où elles bénéficient d'un suivi médical en vue de limiter la propagation du virus.

La surveillance épidémiologique demeure au cœur de la stratégie de riposte. À ce jour, 9 971 personnes identifiées comme contacts de cas confirmés font l'objet d'un suivi quotidien. Le taux de suivi atteint 81,5 % dans les trois provinces actuellement touchées par l'épidémie, un indicateur essentiel pour interrompre les chaînes de transmission.

L'Ituri demeure l'épicentre de cette flambée, avec 24 zones de santé affectées, soit le nombre le plus élevé enregistré à ce jour. Le Nord-Kivu suit avec 11 zones de santé touchées, tandis que le Sud-Kivu reste moins affecté. Dans cette dernière province, la zone de santé de Miti-Murhesa est la seule concernée, avec trois cas confirmés et un décès rapportés.

Face à l'évolution de la situation, les autorités sanitaires poursuivent les opérations de prise en charge des malades, la recherche active des contacts, les campagnes de sensibilisation des communautés ainsi que le renforcement de la surveillance sanitaire, dans l'objectif de freiner la propagation du virus et de maîtriser cette nouvelle flambée d'Ebola.