Les activités socioéconomiques sont restées paralysées dans l'avant-midi de ce jeudi 12 mars 2026 dans plusieurs quartiers de la ville de Goma suite à une marche des structures de la société civile basées dans ce chef-lieu du Nord-kivu, actuellement sous contrôle de l'AFC/M23.
Les manifestants ont dénoncé « la multiplication d'attaques de drones des FARDC dans des zones densément peuplées au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, causant souvent la mort des populations civiles. »
Dans leur Mémorandum lu par Gentil Sonny Mulume et déposé à la MONUSCO, les manifestants ont exigé « l'ouverture des enquêtes pour faire toute la lumière sur ces attaques aux drones. »
La veille, 3 personnes dont une humanitaire française de l'UNICEF ont perdu la vie dans une attaque de drone qui visait des résidences des leaders de mouvement rebelle dans le quartier Himbi.
Notez que des représentantes des associations féminines ont également participé à cette manifestation à l’image d’Esther Sinamakosa de la ligue des femmes en territoire de Nyiragongo, qui a a par ailleurs appelé le régime de Kinshasa « à respecter ses engagements dans le processus de Doha où les deux parties sont en pourparlers directs. »
#Goma : Des structures de la société civile basées dans ce chef-lieu du Nord-kivu, actuellement sous contrôle de l'#AFC/#M23 ont manifesté pour dénoncer la multiplication d'attaques de drones des #FARDC au Nord-Kivu et Sud-Kivu, causant souvent la mort des populations civiles. pic.twitter.com/xzP3gyFewF
— Grands Lacs News (@GrandsLacsNews) March 12, 2026
Il faut dire que de nombreuses Organisations de l'ONU ainsi que plusieurs chancelleries ont condamné unanimement l’attaque de drone rapportée à Goma et attribuée par l’AFC/23 à l’armée congolaise.
Si le gouvernement congolais a tenté se déresponsabiliser évoquant uniquement « des explosions » et indiquant que « leur origine font actuellement l'objet d'enquêtes par les services habilités »
Un peu plus tôt, le coordonnateur politique du mouvement rebelle, Corneille Nangaa, a affirmé que cette attaque, menée loin derrière les lignes de front, avait pour but d’une part, décapiter, l’AFC/M23 et d’autre part, l’opposition politique au régime ; d’affaiblir ses principaux piliers politiques et sécuritaires, et de forcer l’intensification d’une guerre régionale généralisée.