Le mouvement « Sauvons la RDC » de l’ancien président Joseph Kabila a organisé un son deuxième conclave du 6 au 8 avril dernier au cours duquel il est revenu sur la situation général en RDC.
Dans leur communiqué final, les membres fondateurs de ce mouvement ont une nouvelle fois critiqué la gouvernance de Félix Tshisekedi l’accusant d'avoir engagé le pays dans une « dérive dictatoriale », caractérisée selon eux par une répression politique, le musellement des voix dissidentes et le refus de tout dialogue crédible.
Ils dénoncent également les bombardements de zones habitées, les massacres attribués aux ADF dans l'Ituri et le Nord-Kivu, ainsi que l'abandon des populations du Grand Bandundu aux violences des Mobondo : « Ces actes odieux contreviennent aux dispositions pertinentes de la Constitution et constituent des graves violations des règles et principes fondamentaux du droit international humanitaires ainsi que du droit de la guerre », indiquent-ils dans ce communiqué.
#RDC : le mouvement « Sauvons la RDC » de Kabila rejette l'accord d'accueil des migrants refoulés des États-Unis
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) April 12, 2026
Les membres fondateurs du mouvement « Sauvons la RDC » ont critiqué, dans leur communiqué final du 8 avril 2026, l'accord conclu entre Kinshasa et Washington portant… pic.twitter.com/2z8IVe27a2
Ils ont également déploré la dégradation continue des conditions de vie sur l'ensemble du territoire national, marqué par une précarisation croissante des populations dont 64 millions d'entre elles vivent sous le seuil de pauvreté (Rapport INS 2025), la famine et l'insécurité chronique, faisant de la RDC la tête de liste des pays en extrême pauvreté.
Sur le plan diplomatique, le mouvement « Sauvons la RDC » a exprimé des réserves sur plusieurs accords conclus avec Washington, notamment l'accord sanitaire et celui portant sur l'accueil de migrants refoulés des États-Unis, qu'il juge « contraires aux intérêts nationaux. »
Pour ses membres fondateurs, ce dernier accord révèle la volonté du pouvoir en place de « faire de la République démocratique du Congo un dépotoir humain. »
Aussi, ils accusent Kinshasa « de brader les intérêts nationaux pour s'attirer les faveurs de partenaires extérieurs, rappelant que les ressources et le territoire congolais constituent un patrimoine commun appartenant à l'ensemble des Congolais et non une monnaie d'échange à la disposition du seul régime. »
Ce dernier a par ailleurs réaffirmé son opposition « à toute révision de la Constitution », réitérant sa détermination « à poursuivre la lutte contre ce qu'ils qualifient de dictature. »
Une réunion discrète « pour des raisons stratégiques »
Notez que les membres fondateurs du mouvement « Sauvons la RDC », qui n'ont rendu public cette réunion que 4 jours après son organisation, n’ont nullement mentionné le lieu où s’est tenu ce deuxième conclave, contrairement au premier organisé avec pompe à Nairobi au Kenya ; mais d’après des sources concordantes, ce dernier s’est tenu dans une banlieue sud-africaine située à 60 km de la ville de Pretoria.
« Personne n’a été à Kigali, comme l'affirment les artisans du régime Tshisekedi », a fait savoir une source proche de ce mouvement qui a indiqué que c’était pour « des raisons stratégiques qu’aucun de leurs lieux de rencontre ne sera désormais rendu public. »
Et pour cause, les membres du mouvement « Sauvons la RDC » disent avoir pris au sérieux les menaces de mort qui pèsent sur Joseph Kabila suite aux récentes attaques contre sa résidence à Goma.