Comme annoncé, la Coalition Article 64 a fait la restitution de sa participation aux consultations entreprises la semaine dernière par le président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l'Union africaine visant à promouvoir le dialogue et à contribuer à la recherche de solutions durables à la crise sécuritaire et politique en RDC.
Cette plateforme qui réunit plusieurs partis de l'opposition qui disent défendre l’ordre constitutionnel a expliqué que sa participation à cette rencontre à laquelle ont également pris part les représentants de l'Église catholique, de l'Église du Christ au Congo (ECC) et ceux de l’Eglise de Réveil au Congo (ERC) de l'archevêque Ejiba Yamapia ; « n'a jamais été sollicitée par ses soins », soutenant que l'initiative est venue exclusivement du chef de l'État burundais après ses échanges avec son homologue congolais Félix Tshisekedi.
Selon la C-64, cette rencontre avait pour objectif de permettre au président en exercice de l'Union africaine « d'entendre directement sa sur les causes profondes de la crise congolaise ainsi que sur les conditions nécessaires à l'instauration d'une paix durable. »
Aussi, cette plateforme politique insiste sur le fait que cette audience « ne constitue en aucun cas un changement de cap politique ou une ouverture à des négociations avec le pouvoir en place », mais réaffirme qu'elle demeure favorable à un dialogue qu'elle qualifie de « véritable, sincère et inclusif. »
#RDC: "À cette situation s’est ajouté le projet de changement de la Constitution engagé par Monsieur Félix Tshisekedi alors que le pays est en guerre et qu’une partie du territoire est occupée. Cette initiative ouvre un dangereux front politique au moment où la Nation devrait… pic.twitter.com/HhvzcCwEzi
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) July 9, 2026
Elle estime toutefois qu'un tel processus ne peut être engagé sans des gestes préalables de bonne foi de la part du pouvoir, notamment « le renoncement public et définitif du président Félix Tshisekedi à son projet de révision de la Constitution. »
La C-64 exige également la libération des prisonniers politiques, l'arrêt des poursuites judiciaires qu'elle considère comme motivées par des raisons politiques, ainsi que le respect des libertés publiques.
Enfin, cette plateforme politique de l’opposition assure qu'elle poursuivra ses actions citoyennes tant que ces exigences ne seront pas satisfaites : « Que personne ne se méprenne. En acceptant cette invitation, la C64 n'a ni négocié ses convictions, ni marchandé son combat. Notre lutte est menée pour sauver la République, défendre la Constitution et préserver l'avenir de notre Nation », précise-t-elle appelant l'ensemble de la population à participer massivement à sa grande marche pacifique prévue le 22 juillet 2026 en direction du Palais de la Nation.
Celle-ci, souligne la C-64, a pour objectif de dénoncer ce qu'elle qualifie de « coup d'État constitutionnel », la confiscation de la souveraineté populaire, la persistance de la guerre et la mauvaise gouvernance et surtout la démission du président Félix Tshisekedi qu'il accuse d'avoir trahi son serment constitutionnel.