La situation sécuritaire reste préoccupante dans l’Est de la République démocratique du Congo après de nouvelles attaques attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF) survenues ce mardi 5 mai 2026 dans les provinces de l’Ituri et du Haut-Uélé.

Ces incidents renforcent les inquiétudes sur la capacité de nuisance du groupe terroriste et sur une possible extension de ses opérations.

Dans la province de l’Ituri, deux attaques simultanées ont visé tôt le matin le groupement de Bandavilemba, situé dans la chefferie de Walese Vonkutu, sur l’axe Route nationale n°4 (RN4) reliant Komanda à Luna. Selon plusieurs sources locales, les villages de Mambume et Mambelenga ont été ciblés. Un bilan provisoire fait état de trois civils tués et de plusieurs blessés.

Même si un calme relatif a été observé quelques heures après les assauts, la tension reste vive dans la zone. Des familles ont quitté précipitamment leurs habitations, tandis que de nouveaux déplacés sont signalés. Cette nouvelle attaque rappelle la vulnérabilité persistante des localités situées le long de cet axe routier régulièrement exposé aux violences.

Au même moment, une autre attaque présentée comme liée à l’ADF/ISCAP aurait été revendiquée par l’État islamique dans le Haut-Uélé.

Les autorités provinciales ont confirmé un incident sécuritaire dans le territoire de Watsa, précisément dans l’agglomération de Matuya, tout en précisant que l’identité des assaillants n’était pas encore formellement établie.

En réponse, des unités des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été déployées pour sécuriser la zone et prévenir de nouvelles incursions. Si cette revendication venait à être confirmée, elle pourrait traduire un élargissement du champ d’action des ADF vers des territoires jusque-là moins touchés par les attaques directes, bien que certaines sources évoquent depuis longtemps l’existence de cellules dormantes dans cette région.

Ces nouveaux incidents illustrent une fois de plus la fragilité sécuritaire persistante dans l’Est congolais.

Malgré les opérations militaires en cours, les groupes armés continuent de frapper les populations civiles, qui demeurent les premières victimes de cette instabilité chronique.