La récente sortie médiatique du président Félix Tshisekedi qui a clairement ouvert à un 3ème mandat se disant prêt à rester à la tête du pays si le peuple le lui demande, et affirmant qu’il n’aura pas d’élections en 2028 sans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu ; suscite de nombreuses réactions.
Ceci, d’autant plus que nombreux de ses détracteurs l’accusent depuis plusieurs mois « d’entretenir la guerre à l’Est du pays pour s’éterniser au pouvoir. »
Pour l’ancien candidat à la Présidentielle de 2028, Delly Sesanga, cette démarche risque d’entrainer la RDC dans un nouveau cycle de tensions institutionnelles et de personnalisation du pouvoir : « Tous les démocrates doivent faire obstacle à cette dérive », a-t-il écrit sur X.
Ce soir, les masques sont tombés. Félix Tshisekedi manœuvre désormais à découvert pour un troisième mandat par plébiscite.
— Delly SESANGA HIPUNGU (@DSESANGA) May 6, 2026
La RDC ne peut entrer dans un nouveau cycle de tensions institutionnelles et de personnalisation du pouvoir. Tous les démocrates doivent faire obstacle à…
De son côté Seth Kikuni, également candidat à la dernière présidentielle de 2023, a avancé que si Félix Tshisekedi « menace de confisquer 2028 par la guerre, les oppositions armée et non armée vont s’unir pour lui faire échec » : « Ils n'auront qu'un seul chemin : franchir le Rubicon et jeter les dés », a-t-il déclaré.
Si Félix Tshisekedi menace de confisquer 2028 par la guerre, les oppositions (armée et non armée) n'auront qu'un seul chemin : franchir le Rubicon et jeter les dés.
— Seth Kikuni (@sethkikuni) May 6, 2026
Enfin, l’opposant Claudel Lubaya a lui signifié « qu’aucune disposition de la Constitution ne prévoit qu’une prétendue volonté populaire puisse justifier une violation de sa lettre et de son esprit » : « Notre loi fondamentale organise exclusivement les modalités de sa révision, et non celles de sa transgression, sous peine de haute trahison. Dès lors, invoquer une prétendue « volonté du peuple » pour justifier une intention frauduleuse n'est que duperie », a-t-il expliqué martelant que l’actuelle constitution de la RDC « encadre strictement les modalités de sa révision (article 218) et consacre le devoir de sa protection (article 64) », et soutenant que « toute violation intentionnelle de ses dispositions, notamment par les autorités publiques, est susceptible de constituer une haute trahison au sens des articles 164 et 165. »
#RDC
— Lubaya Claudel André (@LubayaClaudel) May 6, 2026
Ni Mission
Ni 3ème Mandat
Aucune disposition de la Constitution ne prévoit qu’une prétendue volonté populaire puisse justifier une violation de sa lettre et de son esprit. Notre loi fondamentale organise exclusivement les modalités de sa révision, et non celles de sa…