Sous le feu des critiques des membres de l’Union sacrée, la majorité au pouvoir dont il fait partie et ce, après sa sortie sur le très controversé débat autour du changement de la constitution, Bahati Lukwebo perd de plus en plus de soutiens.
Alors qu’il s’était retracté au point de présenter des excuses après avoir exprimé publiquement son opposition à l’initiative de changement de la constitution, Bahati Lukwebo a dû démissionner de son poste de 2ème vice-président du sénat puisqu’il était visé par une pétition de destitution. Mais sa démission ne semble pas l’épargner d’une terrible chute politique.
Lâché par le bureau du sénat qui s’était publiquement désolidarisé de ses propos, puis par son propre groupe parlementaire au sein de la haute chambre du parlement congolais et récemment par un groupe de députés nationaux de son regroupement politique, l'AFDC-A ; Bahati Lukwebo est désormais désavoué par le collège de fondateurs de son propre parti politique, l’Alliance des Forces démocratiques du Congo.
Ces derniers, menés par Otto Bahizi, co-fondateur du parti et notable de la chefferie de Busanza dans le territoire de Rutshuru en province du Nord-Kivu, ont condamné ce mercredi 25 mars 2026 à Kinshasa la déclaration de l’ancien président du sénat jugeant cette dernière « irresponsable, immature et contraire à la ligne de l’Union Sacrée de la Nation. »
Ils l’ont même destitué de la présidence de l’AFDC qui est désormais occupée par Otto Bahizi.
Pour rappel, les détracteurs de Bahati Lukwebo lui reprochent « manque de respect » envers le président Félix Tshisekedi, autorité morale de l’Union sacrée de la nation, qui avait lui-même déclaré publiquement être résolu à doter la RDC d’une nouvelle constitution.
Et d’après certaines sources, cet ancien cacique du régime de Joseph Kabila serait désormais dans le viseur des services de sécurité et interdit de sorite du pays.