Après avoir repris le contrôle depuis le samedi 4 juillet dernier du très stratégique lieu appelé « Point zéro » à Minembwe dans les hauts plateaux de Fizi dans la province du Sud-Kivu ; les combattants du groupe armé Twirwaneho, allié de l’AFC/M23, ont poursuivi leur avancée dans cette zone où ils ont atteint le village de Mulima, s’approchant dangereusement de la ville de Baraka située à plus ou moins 40 kilomètres.
En réponse, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé une contre-offensive dans cette partie du territoire de Fizi revendiquant même dans l’après-midi de ce lundi 6 juillet 2026 la reprise de plusieurs positions stratégiques dont Kimete, Wihene et Kashamata dans les hauts plateaux de Minembwe.
Dans un communiqué publié ce jour, le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud Sud-Kivu, le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, a affirmé que l’armée loyaliste a réussi à repousser les combattants rebelles vers les localités de Rugezi et Bigaragara, situées au sud de Minembwe.
Il présente ces reconquêtes comme « le résultat d’une contre-offensive lancée immédiatement après les récents affrontements ayant abouti à la chute de ''Point Zéro'' » ; évoquant « un repli temporaire de certaines des unités des FARDC. »
L’armée congolaise a par ailleurs accusé les combattants du groupe armé Twirwaneho, allié de l’AFC/M23 « d’avoir intensifié les attaques contre les populations civiles » avec notamment des bombardements menés par des drones de type TB2 et TB3, qu’elles attribuent à l’armée rwandaise, contre le village de Bidjaga, à l’Est de Point Zéro, ainsi que d’autres localités habitées.
Elle a ainsi fait savoir que ces frappes ont fait 18 morts et 15 blessés parmi lesquels des civils, dont plusieurs femmes et enfants actuellement soignés au centre de santé de Kanguli.
Les FARDC ont également qualifié ces attaques de « graves violations du droit international humanitaire » et appellent les organisations internationales, les mécanismes de protection des droits humains ainsi que les partenaires du gouvernement congolais « à documenter les faits et à condamner les violences visant les populations civiles. »
Enfin, l’armée loyaliste, qui a avancé que ces reconquêtes démontrent que les positions perdues peuvent elles aussi être de nouveau reprises, a assuré que les opérations se poursuivent dans les territoires de Fizi, Mwenga et Uvira afin de renforcer la protection des populations et de rétablir progressivement l’autorité de l’État dans les zones concernées.