L’opération militaire au cours de laquelle les États-Unis se « ont capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse » à Caracas les samedi 3 janvier dernier a fait 100 morts.

C’est ce qu’a annoncé le ministère vénézuélien de l'Intérieur Diosdado Cabello : « Jusqu'à présent, et je dis bien jusqu'à présent, il y a 100 morts, et un nombre similaire de blessés. L'attaque contre notre pays a été terrible », a-t-il affirmé Diosdado Cabello lors de son émission hebdomadaire à la télévision publique.

Et les funérailles des militaires tués lors de cette opération américaine ont été diffusées à la télévision nationale vénézuélienne.

L’AES dénonce « un enlèvement illégal »

Dans le même temps, l’Alliance des États du Sahel, Mali-Niger-Burkina, a dénoncé ce qu’elle qualifie « d’enlèvement illégal » du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse par les États-Unis.

Dans un communiqué diffusé ce jeudi 8 janvier 2026, l’AES dénonce, comme de nombreux pays à travers le monde et en Afrique, un « acte grave et contraire au droit international. »

Face à ce « recours unilatéral à la force », aux « conséquences néfastes pour la stabilité mondiale », les trois pays sahéliens, dirigés par des régimes militaires issues de coups d’État, expriment leur « solidarité au peuple vénézuélien » et demandent au Conseil de sécurité des Nations unies de « condamner clairement l’action militaire américaine » et d’œuvrer au « rétablissement de la légalité internationale.