Le président américain Donald Trump a annoncé aux premières heures de ce samedi 28 février 2026 le début d’une opération militaire « majeure » qu'il a ordonnée contre l'Iran, et dont il a d'ores et déjà prévenu qu'elle pourrait occasionner des « pertes » américaines.
Il justifie cette opération baptisée « Fureur épique », nom a été dévoilé par le Pentagone, par des menaces qu'il a décrites comme « imminentes », sans mentionner du tout une autorisation ou consultation du Congrès américain, qui dispose selon la Constitution du pouvoir de déclarer la guerre.
« Nous allons détruire leurs missiles et raser leur industrie de missiles. Nous allons réduire à néant leur marine », a-t-il déclaré dans un message vidéo diffusé d'abord sur son réseau Truth Social, affirmant par ailleurs que son objectif est « de défendre le peuple américain en éliminant des menaces imminentes venues du régime iranien. »
Donald Trump a aussi appelé à un soulèvement populaire contre le régime iranien : « Lorsque nous aurons fini, emparez-vous du pouvoir, ce sera à vous de le faire. Cela sera probablement votre seule chance pour des générations à venir », a-t-il ajouté.
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) February 28, 2026
Un peu plus tôt, Israël a annoncé avoir mené des frappes contre la capitale iranienne Téhéran, indiquant avoir détecté des missiles iraniens, lancés en riposte.
Selon Israël, l'Iran aurait déjà enclenché des représailles. Le pays a ainsi annoncé la fermeture de son espace aérien, ainsi que le déclenchement de l'état d'urgence.
De son côté, l’Iran a également fermé son espace aérien, et les appels téléphoniques ne fonctionnent plus, et la connexion internet est très instable.
La télévision d'État iranienne a également rapporté trois explosions, sans en donner la cause, alors que des journalistes de l'AFP ont confirmé des détonations à Téhéran et Ispahan.
La puissance militaire américaine
À l’aube de cette nouvelle attaque contre l’Iran, l’armée américaine compte donc actuellement une douzaine de navires guerre en Méditerranée, en mer Rouge, dans le détroit d’Ormuz et en mer d'Arabie.
Dans les airs, Washington a également mobilisé une large flotte, avec des chasseurs furtifs F-22 Raptor et F-35 Lightning, des avions de combat F-15 et F-16, des avions ravitailleurs KC-135 et des appareils de surveillance E-3G Sentry.
Des moyens auxquels s’ajoutent le porte-avions USS Abraham Lincoln, arrivé fin janvier et situé à quelques centaines de kilomètres des côtes iraniennes, escorté de plusieurs destroyers. Le plus grand porte-avions du monde, le USS Gerald R. Ford, escorté par ses trois destroyers équipés de missiles Tomahawk, a rejoint cette semaine la côte israélienne.
À eux deux, ils transportent des dizaines d’avions de combat et des milliers de Marines.
Pour plusieurs experts militaires, l’ampleur et la nature des moyens déployés laissaient présager une opération intensive de plusieurs jours.
Les États-Unis disposent aussi de dizaines de milliers de soldats dans des bases militaires à travers la région, au Bahrein, en Irak, au Koweit, aux Émirats arabes unis, au Qatar, même si les forces terrestres ne devraient pas prendre part à des actions offensives contre l'Iran.