Réagissant à un rapport d’enquête de Reporters sans frontières sur la détention il y a quelques mois de nombreuses personnes, dont des civils et au moins deux journalistes à Goma, l’AFC/M23 a rejeté ces accusations les qualifiant « d’une nouvelle tentative de désinformation à son encontre. »
Sur X, Lawence Kanyuka, porte-parole du mouvement rebelle a avancé que ce rapport de Reporters sans frontières est infondé et a pour objectif de porter atteinte à l’image de l’AFC/M23 : « Nous avons formellement demandé à cette organisation de fournir des preuves étayant ses allégations. À notre grande stupéfaction, RSF a reconnu que ses principales ‘’sources’’ reposaient sur des contenus issus des réseaux sociaux. Une telle légèreté méthodologique est indigne d’une organisation qui se revendique comme une référence internationale en matière de défense du journalisme », a-t-il signifié ajoutant qu’un rapport fondé sur de telles bases « ne saurait être considéré comme crédible et doit être rejeté sans équivoque. »
Urgent :
— Lawrence KANYUKA (@LawrenceKanyuka) March 24, 2026
L’AFC/M23 attire, avec la plus grande fermeté, l’attention du peuple congolais et de la communauté internationale sur une nouvelle tentative de désinformation orchestrée contre notre organisation. À l’instar de Human Rights Watch, Reporters sans frontières s’illustre…
« Ces accusations sont totalement infondées et s’inscrivent dans une campagne de propagande grossièrement orchestrée par le régime de Kinshasa. Dans l’ensemble des zones libérées, les journalistes exercent leur métier librement, sans intimidation ni entrave. À l’inverse, à Kinshasa, des journalistes sont assassinés, arbitrairement arrêtés ou réduits au silence. Le CSAC y impose des restrictions sévères, entravant toute couverture de la guerre imposée à l’AFC/M23 par le régime de Kinshasa, une guerre qui prend pour cible directement les populations civiles et leurs bien », a-t-il poursuivi affirmant que chaque jour, des journalistes locaux, régionaux et internationaux, ainsi que des correspondants de médias étrangers, se rendent dans les zones sous le contrôle de l’AFC/M23 et y travaillent sans subir la moindre forme de pression ou de harcèlement.