Après avoir clairement signifié que le parti présidentiel, l’UDPS, tient toujours au changement de la constitution malgré la crise en cours en RDC, caractérisée par la guerre contre le M23 à l'Est du pays ; Augustin Kabuya, son secrétaire Général a réitéré sa position défendant de nouveau cette initiative très controversée.
Dans un entretien accordé cette semaine à Jeune Afrique, Augustin Kabuya a rajouté une couche affirmant « qu’il n’y a que la Bible qu’on ne peut pas toucher. »
Il invoque les états généraux de l’UDPS de décembre 2024 et cite plusieurs articles jugés problématiques, dont l’article 85 sur l’état de siège.
Sur le troisième mandat, il joue la prudence formelle : il dit n’avoir « jamais parlé avec le chef de l’Éta t» de cette hypothèse, mais il ouvre la porte » : « Si le peuple congolais décide que Tshisekedi doit continuer, qui suis-je pour m’y opposer ? », s’est-il interrogé affirmant que la voie référendaire est explicitement évoquée.
Interrogé sur la désignation du dauphin de Félix Tshisekedi, il a simplement indiqué « qu’on ne discute jamais de la succession du trône d’un roi quand il y est encore assis » : « Félix Tshisekedi n’appartient pas à l’UDPS, mais au peuple congolais », a-t-il ajouté.
Sur la question de l’AFC/M23, Augustin Kabuya a signifié que le président rwandais Paul Kagame est selon lui « le parrain » de la rébellion, estimant que la mention de l’ancien président Joseph Kabila comme une tentative de partager la responsabilité du conflit.
Sur le dialogue proposé par la CENCO et l’ECC, le Secrétaire Général de l’UDPS renvoie à la position du chef de l’État, sans s’y engager personnellement.
Pour rappel, le député national Tony Mwaba, cadre de l’UDPS, a déposé il y a quelques semaines au bureau de l’Assemblée nationale une proposition de loi organique relative au référendum en République Démocratique du Congo ; ce qui laisse penser que le camp présidentiel prévoit de passer par le référendum avant de changer la constitution.