Luanda multiplie ces derniers jours les contacts informels avec plusieurs acteurs clés de la crise en cours en RDC, caractérisée par la guerre contre le M23 dans l’Est du pays.

Des échanges discrets seraient déjà engagés avec des personnalités influentes dont les opposants ainsi qu’avec des représentants de l’Église, en vue de préparer le terrain pour de futures discussions plus structurées et éventuellement pour organiser un dialogue inclusif tant réclamé par une bonne partie de l’opposition.

L’Angola, qui conserve un rôle de facilitateur régional malgré le recentrage du processus de paix sur Doha, aurait contacté dans ce cadre le Qatar tout comme l’AFC/M23.

Mais selon des sources concordantes, le mouvement rebelle, qui est en pourparlers avec le gouvernement congolais à Doha, aurait conditionné sa participation à cette nouvelle initiative de Luanda à un abandon public de ce processus qui est lié à celui de Washington ; ce qui risque de chambouler complétement toues les initiatives diplomatiques en cours et qui sont quasiment au point mort.

Ceci intervient après deux visites en moins d’une semaine du président Félix Tshisekedi à Luanda où il a rencontré son homologue angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, également président en exercice de l'Union africaine, affirmant que ce dernier « n’a ménagé aucune de ses forces pour instaurer la paix en RDC. »