L’épidémie de maladie à virus Ebola continue de progresser en République démocratique du Congo, avec un bilan qui s’alourdit à 1.916 décès.
Selon le dernier rapport de situation de l’Institut national de santé publique (INSP) publié ce lundi 10 août 2026, le cumul des cas confirmés s’établit désormais à 4.209, soit un taux de létalité de 45,5 %.
L’épidémie touche actuellement 53 zones de santé réparties dans cinq provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo. L’Ituri demeure l’épicentre de la flambée, avec 28 de ses 36 zones de santé affectées, confirmant la persistance d’une forte transmission dans cette partie du pays.
Sur le plan de la prise en charge, 828 patients ont désormais été déclarés guéris, dont 18 nouvelles guérisons enregistrées au cours de la période couverte par le rapport. Parallèlement, 595 patients restent en isolement ou hospitalisés dans les structures dédiées à la riposte.
Le suivi des contacts poursuit également sa progression. Il atteint désormais 83,4 %, se rapprochant du seuil opérationnel de 85 % fixé par les équipes de riposte. Au cours de la période considérée, 1 318 alertes ont été vérifiées et 198 cas suspects ont été transférés vers des centres de traitement afin d’être pris en charge et soumis aux examens nécessaires.
Dans ce contexte encore préoccupant, quelques signes encourageants apparaissent toutefois dans certaines zones. Au Sud-Kivu, la zone de santé de Miti-Murhesa, qui demeure la seule zone de la province touchée par l’épidémie, totalise désormais 72 jours sans nouveau cas confirmé.
Malgré cette évolution favorable localisée, la situation générale reste préoccupante. Avec plus de 4 200 cas confirmés et une létalité toujours supérieure à 45 %, la riposte demeure confrontée à un défi majeur : interrompre durablement les chaînes de transmission tout en renforçant la surveillance, le suivi des contacts et la prise en charge rapide des cas suspects.