Le bureau de l’Assemblée nationale a rendu public le lundi 10 novembre 2025 la liste définitive des candidats retenus pour le poste de la présidence, réservée à la majorité parlementaire, et celui de rapporteur adjoint, réservé à l’opposition, qui étaient vacants depuis la démission il y a 2 mois de Vital Kamerhe et Dominique Munongo, respectivement président et rapporteur du bureau.

Dans un communiqué, Jacques Djoli, rapporteur du bureau de l'Assemblée nationale, a indiqué qu’à l’issue de l’examen des dossiers des candidats issus de la majorité, de l’opposition ainsi que des députés non-inscrits, la candidature d’Aimé Boji, membre de la majorité et élu de Walungu dans la province du Sud-Kivu, a été retenue au poste de président et celle de Clotilde Mutita Kalunga, membre de l’opposition et élue de Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga, au poste de rapporteur adjoint.

Mais cette liste est déjà contestée par plusieurs candidats de l’opposition qui dénoncent une « dérive » de la part du président de l’Assemblée nationale.

C’est le cas de Gratien Iracan, dont la candidature au poste de rapporteur adjoint de l’assemblée nationale a été écartée, qui dénonce « une grave entorse au droit parlementaire » annonçant par ailleurs son intention de saisir la justice pour obtenir la suspension de la procédure.

Il faut dire que le maintien exclusif de la candidature de Clotilde Mutita d’Ensemble pour la République de Moise Katumbi intervient après que le président de son groupe parlementaire, Christian Mwando Nsimba, a créé la surprise en rencontrant la semaine dernière André Mbata, secrétaire Permanent de l’Union sacrée de la Nation de Félix Tshisekedi, pour solliciter son soutien.

Une démarche qui n’a pas du tout plu à plusieurs cadres de ce parti politique de l’opposition qui’ l’ont clairement désapprouvée.