L’organisation Réseau Femmes et Développement au Nord-Kivu (REFED) a organisé cette semaine à Goma une session de formation destinée à 32 membres des comités communautaires. 

Portant notamment sur la gestion du stress et des traumatismes, le bien-être psychosocial, le renforcement de l’estime de soi et la résilience psychosociale ; cette activité s’inscrit dans le cadre d’un projet de renforcement des mécanismes de protection des femmes et filles de la ville de Goma, financé par le Fonds des femmes congolaises (FFC).

Selon Deborah Mupita, cheffe de projet au sein du REFED, cette formation doit permettre aux membres des comités de mieux gérer les effets psychologiques auxquels ils peuvent être exposés lorsqu’ils écoutent et accompagnent des survivantes et survivants : « Nous avons d’abord commencé par mettre en place un comité d’alerte précoce dans les deux communes qui composent la ville de Goma, Karisimbi et Goma. Ces membres ont déjà été formés sur les violences basées sur le genre. Cette nouvelle formation vient renforcer leurs capacités, car ils seront en contact avec les survivantes et survivants », a-t-elle déclaré.

Pour Vincent Sikuli Mwenge, psychologue à Heal Africa et formateur lors de cette session, le stress fait partie de la vie et il est important d'apprendre à y faire face : « Le stress fait partie de la vie. Nous devons développer notre résilience, c’est-à-dire notre capacité à résister ou à faire face aux différentes éventualités sans tomber. Et même lorsqu’on tombe, il faut apprendre à se relever, car la vie est faite de hauts et de bas », a-t-il déclaré.

De leur côté, les participants ont salué cette initiative indiquant que les connaissances acquises pourront leur être utiles dans leur travail quotidien auprès des communautés.

Notez qu’à travers cette session, le REFED entend ainsi contribuer au renforcement des mécanismes communautaires d’accompagnement psychosocial dans un contexte marqué par les violences et leurs conséquences sur les populations.

L’organisation prévoit de poursuivre ses actions de renforcement des capacités des acteurs communautaires afin qu’ils puissent mieux orienter et accompagner les personnes confrontées aux conséquences psychologiques des violences.