Le président américain a signé mercredi 2 avril un décret généralisant des droits de douane de 10% minimum sur toutes les importations arrivant aux États-Unis et de 20 % pour les produits arrivant de l'UE.

Donald Trump a ainsi mis sa menace à exécution avec des droits de douane très lourds, en particulier contre l’Asie et l'Union européenne.

Et cette dernière dont l’économie va être durement touchée, d'autant que les Européens se sont déjà pris des droits de douane dans les secteurs de automobiles et de l’industrie métallurgique ; compte bien riposter.

La présidente de la Commission européenne qui était en Ouzbékistan, a assuré que les Européens affirment s’étaient déjà préparés et qu’ils veulent désormais étendre leur partenariat économique pour diversifier leur commerce.

Ursula von der Leyen a dénoncé des mesures américaines inacceptables et promis que l'Union européenne allait se défendre : « Nous sommes déjà en train de finaliser un premier paquet de contre-mesures en réponse aux droits de douane pour l'acier et nous nous préparons maintenant à d'autres contre-mesures pour protéger nos intérêts et nos entreprises. Si les négociations échouent, nous surveillerons également de près les effets indirects que ces droits de douane pourraient avoir, car nous ne pouvons pas absorber la surcapacité mondiale et nous n'accepterons pas non plus le dumping sur notre marché », a-t-elle déclaré.

Et pour le président français Emmanuel Macron, avec les décisions de Donald Trump, « l'économie américaine et les Américains, qu'il s'agisse des entreprises ou des citoyens, sortiront plus faibles qu'hier, et plus pauvres. »