Alors que la guerre s’enlise depuis plusieurs semaines avec des affrontements incessants sur le terrain en violation du cessez-le-feu réitéré lors du dernière round de négociations dans le cadre du Processus de Doha ; les FARDC, appuyées par les résistants Wazlendo ont repris le contrôle de la cité de Katoy, chef-lieu du secteur portant le même nom dans le territoire de Masisi en province du Nord-Kivu.
Dans la foulée, l’AFC/M23 a accusé l’armée loyaliste d’avoir lancé une nouvelle offensive « d’une extrême violence » contre les populations civiles de cette zone, ciblant notamment Mitimingi et Katoyi ainsi que leurs environs et ce, à l’aide de drones de combat et d’artillerie lourde.
Dans le même temps, les forces gouvernementales ont affirmé avoir abattu un drone militaire rwandais ayant violé l’espace aérien de la République Démocratique du Congo et précisément à Point Zéro dans la province voisine du Sud-Kivu : « Cet acte hostile constitue une provocation claire et une nouvelle tentative de déstabilisation de notre nation. Les FARDC restent pleinement mobilisées et vigilantes afin de défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC contre toute agression étrangère », a déclaré le porte-parole de l’armée dans cette zone.
Il faut dire que les deux parties n’ont eu de cesse de multiplier depuis plusieurs semaines des accusations mutuelles d’attaques contre leurs position respectives ; une situation qui a déjà compromis les derniers engagements pris entre les deux parties en Suisse et portant sur un protocole relatif à l'accès humanitaire et à la protection judiciaire ainsi que la libération de prisonniers dans le but de mettre fin aux hostilités sur le terrain et parvenir à un accord global de paix.