Alors que des sources concordantes rapportent depuis quelques jours la reconquête par l’AFC/M23 de plusieurs villages et localités au Nord-Kivu et au Sud-Kivu ; le mouvement rebelle accuse les forces gouvernementales de la RDC, appuyées par les Wazalendo, les combattants des FDLR, des mercenaires étrangers ainsi que les troupes burundaises d’attaquer ses positions et d’intensifier leurs offensives sur plusieurs axes, prenant pour cible des zones densément peuplées.

Lawrence Kanyuka, porte-parole de l’AFC/M23, indique ainsi que dans la soirée du samedi 26 septembre dernier, des éléments des FDLR ont infiltré le centre de Burungu dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu où ils ont tué 8 civils et blessé 6 autres.

Et aux premières heures de ce dimanche 27 septembre 2026, il affirme que les forces gouvernementales ont lancé des attaques simultanées contre plusieurs zones densément peuplées de la région de Minembwe dans la province voisine du Sud-Kivu notamment à Gipimo, Rugezi, Kuwihene et leurs environs.

Il précise que ces attaques ont été menées avec des troupes au sol, appuyées par des mortiers de 82 mm et des drones kamikaze, ajoutant que ce même jour, les forces loyalistes ont lancé une nouvelle attaque contre Point Zéro en faisant usage de mortiers de 107 mm et de 120 mm.

« À l’heure actuelle, nos forces poursuivent les opérations de défense avec professionnalisme, discipline et détermination, afin de protéger les populations civiles prises pour cible par les forces coalisées du régime de Kinshasa », a-t-il écrit sur X.

Notez que ceci intervient alors qu’une mission de vérification du cessez-le-feu du MCVE+ a eu lieu le mois dernier à Minembwe et dans le Masisi et ce, avec l’appui logistique de la MONUSCO.

Une mission qui avait été annoncée à l’issue du dernier round de négociations tenu la semaine dernière entre les deux parties dans le cadre du processus de Doha qui est une fois encore au point mort.