Les affrontements entre les combattants du M23 et les militaires des FARDC, appuyés par les résistants Wazalendo et les troupes burundaises ont repris depuis plusieurs jours dans la province du Sud-Kivu.

Dans la soirée du jeudi 29 janvier dernier, le marché de Sange a été bombardée les forces gouvernementales, causant la mort de cinq personnes dont des femmes, et de nombreux blessés.

A en croire le porte-parole du M23, l’armée congolaise a lancé délibérément une grenade au milieu de la population civile : « Cet acte constitue un crime odieux et une violation flagrante du droit international humanitaire », a écrit sur X Lawrence Kanyuka accusant les forces gouvernementales d’avoir attaqué ce même jour une vedette rapide de la SNCC stationnée au port, en y lançant une bombe.

Le M23, qui indique que deux femmes banyamulenge ont été enlevées par des miliciens Wazalendo, dénonce « une stratégie de terreur, d’enlèvements et de crimes impunis orchestrée par le régime de Kinshasa. »

« L’AFC/M23 alerte la communauté nationale et internationale sur la poursuite des violations graves, systématiques et intentionnelles des droits humains ainsi que du cessez-le-feu par le régime de Kinshasa », conclut Lawrence Kanyuka qui tient le régime de Kinshasa pour seul et entièrement responsable de ces crimes.

Dans le même temps, des sources locales ont annoncé qu’après d’intenses combats, les FARDC ont repris le contrôle du Point Zero, une localité stratégique située dans les périphéries de Minembwe en territoire de Fizi dans la province du Sud-Kivu, et qui ouvre la voie sur le chef-lieu du territoire et Baraka.

Si cette reconquête constitue une belle prise pour les FARDC, ces dernières sont là encore accusées d’y avoir mené des bombardements meurtriers contre des civils à l’aide des drones de combats