Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (ICG), composé notamment des États-Unis, de l’Allemagne, de la Belgique, du Danemark, de la France, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Suède et de la Suisse, exprime « sa profonde préoccupation face aux violations persistantes et récentes des cessez-le-feu recommandés dans le cadre des accords de Washington et des pourparlers de Doha portant sur le conflit à l’Est de la RDC.

« Ces violations comprennent l’utilisation de drones dans des attaques militaires, qui font également peser un risque grave sur les populations civiles. Toutes les parties concernées doivent se réengager de manière urgente et sans équivoque à cesser les hostilités et à reprendre les négociations », explique-t-il dans une déclaration conjointe publiée le 5 mars dernier, soulignant « qu’il ne peut y avoir de solution militaire à ce conflit. »

Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs exhorte ainsi toutes les parties « à respecter pleinement leurs obligations et les engagements qu’elles ont pris dans le cadre des Accords de Washington et du processus de Doha, à se conformer aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies qui s’appliquent, notamment les résolutions 2773 et 2808, et à respecter pleinement l’intégrité territoriale. »

Il salue également la médiation en cours menée par le médiateur désigné par l’Union africaine, Faure Gnassingbé, président du Conseil de la République togolaise, et le groupe de facilitateurs, ainsi que la médiation cruciale menée par les États-Unis et le Qatar : « Nous saluons les efforts déployés par le Qatar, la CIRGL et la MONUSCO pour mettre en place un mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu. Nous rappelons l’importance de créer les conditions d’un dialogue intercongolais inclusif avec toutes les parties prenantes congolaises clés – élément indispensable à une paix durable en RDC – et saluons les consultations entreprises par la République d’Angola », poursuit le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs qui réitère son appel à toutes les parties « à honorer leur obligation de respecter le droit international humanitaire et à garantir un accès humanitaire complet, sûr et sans entrave afin de permettre l’acheminement de l’aide vitale aux personnes dans le besoin. »

Il salue de même ce qu’il présente comme des avancées positives, telles que les engagements pris par les gouvernements et les intervenants de la région pour améliorer et faciliter l’accès humanitaire, notamment à la suite de la visite du commissaire européen Lahbib ; la réouverture de la frontière entre la RDC et le Burundi ; et l’utilisation de l’aéroport de Goma lors de la récente visite à Goma de la Cheffe de la MONUSCO par intérim et représentante spéciale du secrétaire général, van de Perre, qui devrait mener à la réouverture durable de l’aéroport de Goma pour les vols humanitaires.

Enfin, le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs appelle les parties à mettre fin à l’incitation à la haine, à la discrimination ou à la violence, notamment à l’encontre des minorités rwandophones, ainsi qu’à toute autre action qui met gravement en danger les populations civiles et la cohésion sociale.