Après avoir confirmé que sa délégation est bien arrivée à Genève en Suisse pour prendre part à un nouveau round de discussions dans le cadre du processus de Doha ; l’AFC/M23 a accusé pour la énième fois les forces gouvernementales d’avoir lancé des attaques généralisées contre ses positions au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, touchant les populations civiles.
Le mouvement rebelle, qui dit se réserver « le droit légitime et inaliénable de défendre les populations civiles face à la guerre qui lui est imposée par Kinshasa », a affirmé que dès le matin de ce lundi 13 avril 2026, l’armée congolaise a lancé des attaques contre plusieurs zones densément peuplées notamment à Chambombo, Matare, Gishihe et Mwamiwijwi dans le territoire de Kalehe en province du Sud-Kivu : « À partir de 08h30 et jusqu’à présent, ces mêmes forces poursuivent le pilonnage des zones densément peuplées de Bidegu et Kalingi, à Minembwe, au moyen de drones de combat », a écrit sur X Lawrence Kanyuka, porte-parole de l’AFC/M23 ajoutant que tout au long de la journée, des drones kamikazes ont ciblé de manière répétée les localités de Bidegu, Gakenke et Kalingi, à Minembwe, toujours dans le Sud-Kivu.
Le régime de Kinshasa démontre une fois de plus, sa volonté manifeste de saboter le processus de paix en cours en Suisse, en lançant des attaques généralisées contre les populations civiles.
— Lawrence KANYUKA (@LawrenceKanyuka) April 13, 2026
L’AFC-M23 se réserve le droit légitime et inaliénable de défendre les populations civiles…
Il a également fait savoir qu’à 18h30 puis à 18h45 de ce même jour, un drone de type CH-4 a bombardé les zones habitées de Shingisha et Kinumbi dans le groupement de Ruhinzi en territoire de Masisi dans la province voisine du Nord-Kivu : « Ces attaques ciblées caractérisent la mise en œuvre d’un plan d’épuration ethnique du régime de Kinshasa », a-t-il conclu soutenant que par cette attitude le régime de Kinshasa « démontre une fois de plus sa volonté manifeste de saboter le processus de paix en cours en Suisse. »
Il faut dire que les deux parties n’ont eu de cesse de multiplier depuis plusieurs semaines des accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu recommandé dans le cadre du processus de Doha.
Et ces nouvelles accusations n’augurent rien de concret quant à de nouveaux engagements pour mettre fin aux hostilités sur le terrain et parvenir à un accord global de paix.