Le ministre de la communication de la RDC, Patrick Muyaya a indiqué que le président Félix Tshisekedi tiendra une conférence de presse le 6 mai prochain en marge de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse le 3 mai de chaque année. 

Cette rencontre avec les journalistes, a indiqué le porte-parole du gouvernement, « s’inscrit dans la tradition instaurée depuis 2019 par l’actuel Chef de l’Etat congolais pour faire le point de progrès réalisé sous sa direction dans cette matière. »

« Malgré l’occupation, la séquestration et les atteintes répétées sur les journalistes par le père, Rwanda et le fils M23, nous continuons sans relâche dans notre dynamique de réformes », a écrit sur X Patrick Muyaya ajoutant qu’en cette journée du 03 mai 2026, le gouvernement de la République rappelle son engagement « à poursuivre le travail pour une presse plus libre, responsable, économiquement viable, véritable alliée dans la lutte contre la désinformation. »

Dans le même temps, le porte-parole de l’AFC/M23 Lawrence Kanyuka, qui a appelé « à une réflexion lucide et sans complaisance sur le rôle fondamental des journalistes dans nos sociétés », a indiqué que le droit à la vérité qui découle de la liberté de la presse « est gravement bafoué par le régime de Kinshasa » : « Des journalistes se voient interdire la diffusion d’informations en provenance de l’Est de la RDC, sous la menace de lourdes sanctions, voire des condamnations à mort. Beaucoup sont intimidés, traqués, réduits au silence, ou arbitrairement empêchés d’exercer leur métier. Incapable de tolérer la contradiction, le pouvoir en place entretient un climat de peur et de répression où l’information est perçue comme une menace à neutraliser », a-t-il écrit sur X affirmant que dans cet environnement délétère, « la presse est étouffée sous le poids des pressions politiques, de la propagande toxique, de la désinformation orchestrée et d’une polarisation savamment entretenue. »

« Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces pratiques inacceptables imposées aux journalistes à Kinshasa », a-t-il ajouté affirmant que dans sous contrôle du mouvement rebelle, « les professionnels des médias exercent leur mission avec quiétude, responsabilité et professionnalisme, dans le respect des principes d’une information libre et crédible. »

« À l’ère du numérique, où l’information circule à une vitesse fulgurante, la bataille pour la vérité devient encore plus décisive. La lutte contre la désinformation, les manipulations grossières et les discours de haine ne peut être gagnée sans un engagement total et sincère des médias, des institutions et des journalistes eux-mêmes », a conclu Lawrence Kanyuka appelant à lutter contre la désinformation, tout en dénonçant la propagande et en rejetant les discours de haine ; « afin de bâtir un espace médiatique sain, professionnel et véritablement au service du peuple. »