À l’occasion de la Journée mondiale de la photographie, célébrée chaque 19 août, les professionnels de l’image mettent en avant le rôle de leur métier dans la société. Dans la région, la photojournaliste Denise Kalwahi considère la photographie comme un « troisième œil » qui lui permet de voir et de raconter le monde autrement.
« L’art de la photographie, pour moi, c’est un troisième œil qui me permet de voir le monde autrement. La photographie est un métier social qui rassemble les cultures et différents chercheurs », explique-t-elle.
Avant de devenir journaliste photographe, Denise Kalwahi a travaillé dans la photographie événementielle, notamment lors de grands rassemblements, de campagnes d’évangélisation, de mariages, de baptêmes, de séances de défense et de discussions ou encore de formations.
Après une formation en journalisme multimédia, elle dit avoir découvert des histoires que les gens ne racontent pas toujours. Elle a alors choisi de faire de la photographie un outil de communication, de plaidoyer et de sensibilisation.
« J’ai choisi la photographie comme une arme qui m’aide à combattre les antivaleurs environnementales et comme un outil de vulgarisation de la culture. C’est pourquoi j’aime ce métier », affirme la photojournaliste.
Face à la situation actuelle dans la région, Denise Kalwahi estime que son travail peut également contribuer à sensibiliser la communauté et l’opinion publique.
« Face à la situation actuelle que traverse notre zone, ma carrière de photographe demeure un outil de sensibilisation aux yeux du monde et de ma communauté », souligne-t-elle.
Selon elle, les images réalisées dans ce contexte peuvent notamment porter des messages sur la protection de l’environnement, les zoonoses et la protection des animaux.
« Les photos prises à cette période sont porteuses de messages sur la protection de l’environnement, qui parlent de la zoonose, c’est-à-dire comment les animaux transmettent des maladies aux hommes, et de la protection des animaux, qui est bénéfique non seulement à la communauté locale, mais aussi à tout le pays », explique Denise Kalwahi.
Mais le contexte sanitaire actuel complique aussi le travail des photographes. Certaines cérémonies, notamment les mariages et les baptêmes organisés dans des lieux très fréquentés, sont devenues difficiles à couvrir.
« À cette période, les photographes font face à une difficulté : ils ne peuvent pas photographier des cérémonies de mariage ou de baptême dans des endroits où il y a beaucoup de personnes. Par respect des mesures barrières, nous sommes limités dans nos déplacements avec une foule de gens », explique-t-elle.
Malgré ces contraintes, Denise Kalwahi considère la photographie comme un moyen de témoigner, d’alerter et de sensibiliser sur les réalités de la communauté, notamment dans les domaines sécuritaire, sanitaire et environnemental.