Le ministre congolais de l'Intégration régionale Floribert Anzuluni a été reçu ce lundi 13 juillet 2026 par le président ougandais Yoweri Museveni, également président en exercice de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC). 

Cette rencontre s'inscrit dans une offensive diplomatique engagée par Kinshasa afin de « mobiliser les partenaires de la sous-région autour du processus de paix en cours dans l'Est de la République démocratique du Congo. »

Mandaté par Félix Tshisekedi, Floribert Anzuluni était porteur d'un message officiel destiné à son homologue ougandais.

À travers cette mission, le gouvernement congolais entend présenter les efforts entrepris pour respecter les engagements pris dans le cadre de l'accord de paix conclu entre la RDC et le Rwanda, entériné le 4 décembre à Washington sous les auspices du président des États-Unis.

Une campagne diplomatique dans un contexte des pressions internationales

Selon les autorités congolaises, cette tournée diplomatique vise à sensibiliser les États membres des organisations régionales aux démarches engagées par Kinshasa pour favoriser le retour durable de la paix dans l'Est du pays.

Le ministre de l'Intégration régionale est chargé d'expliquer les mesures mises en œuvre par le gouvernement congolais afin d'honorer les dispositions de l'accord et de renforcer la confiance entre les différentes parties impliquées.

Cette initiative intervient alors que les autorités congolaises cherchent à obtenir un appui politique accru des partenaires régionaux pour accompagner la mise en œuvre des engagements issus de cet accord.

Et si le Rwanda subit une forte pression diplomatique avec notamment des sanctions américaines du fait de on implication persistante dans le conflit dans l'Est de la RDC, Kinshasa estime que le soutien des organisations sous-régionales et régionales constitue un levier essentiel pour consolider les efforts de paix et favoriser une application effective des engagements pris entre les deux pays.

En multipliant les consultations avec les dirigeants de la région, le gouvernement congolais espère ainsi renforcer la dynamique diplomatique autour de l'accord de paix et obtenir un accompagnement politique susceptible de contribuer à une désescalade durable des tensions dans l'Est de la République démocratique du Congo.