Plus d’un an après sa dernière « adresse à la nation » dans laquelle il avait proposé « un pacte citoyen pour mettre fin à la dictature et à la guerre », l’ancien président Joseph Kabila s’est de nouveau exprimé sur la crise en cours en RDC, caractérisée par la guerre contre l’AFC/M23 à l’Est du pays.

Dans son allocution solennelle, Joseph Kabila a de nouveau dressé un tableau sombre de la RDC critiquant la gouvernance de son successeur Félix Tshisekedi.

Sans le nommer, il a accusé l’actuel chef de l’Etat congolais d'une « incapacité avérée à produire le moindre résultat tangible des années durant », le décrivant comme « plus chef d'un clan que Chef de l'État. »

Il a également dénoncé une gouvernance marquée par « l'institutionnalisation du tribalisme et du népotisme », la gestion patrimoniale de l'État, l'aggravation de la misère et « l'opulence scandaleuse d'une caste dirigeante. »

L'ancien président a également évoqué des violations des droits humains à des « records inédits », la corruption, l'explosion de la dette et le « bradage » des minerais critiques estimant que « tous les ingrédients semblent réunis pour une implosion quasi certaine du pays. »

Sur la problématique de la guerre à l’Est de la RDC, Joseph Kabila a pointé des revers militaires des FARDC, accusant le pouvoir de collaborer avec les Wazalendo, les FDLR ainsi qu’avec « plusieurs autres groupes armés étrangers », déplorant par ailleurs le non-respect du cessez-le-feu tout comme des engagements dans le cadre des différents processus de paix.

« Le Congo est en péril, le sauver est un impératif et une urgence », a déclaré Joseph Kabila « appelant le peuple congolais à se prendre en charge aujourd’hui au risque de trahir son destin de grandeur. »

« N’étant pas de ceux qui se dérobent à leurs devoirs, je partagerai donc avec notre peuple dans les heures, les jours et les semaines à venir, ma conviction sur ce que nous devons entreprendre ensemble pour répondre à la gravité et à l’urgence de la situation, et ainsi sauver la République Démocratique du Congo, notre cher et beau pays », a-t-il conclu déplorant que le pouvoir a superbément ignoré sa