Lors de son intervention au cours de la récente réunion du conseil des ministres tenue le weekend dernier, le Président Félix Tshisekedi a martelé sur la nécessité tient de la rationalisation des dépenses publiques, signifiant qu’elle constitue « un levier immédiat, crédible et indispensable pour préserver les équilibres macroéconomiques de notre pays. »
Il a ainsi avancé que cette exigence implique une allocation plus efficiente des ressources publiques, fondée notamment sur l’élimination des dépenses non prioritaires ou insuffisamment justifiées, ainsi que sur une meilleure discipline dans l’organisation de l’action publique.
A cet égard, le chef de l’Etat congolais a dit constater ces derniers temps « une tendance croissante à la création de Fonds, de Cellules, de Commissions et d’autres structures publiques souvent à l’initiative de différents Ministères » ; une situation qui, selon lui, « exerce un effet de pression et d’éviction des Ressources du Trésor public. »
« Chaque nouvelle entité entraîne inévitablement des charges supplémentaires liées aux frais de démarrage, d’installation, de fonctionnement ainsi qu’à la rémunération du personnel. Une telle dynamique apparaît peu compatible avec l’impératif de rationalisation des dépenses publiques auquel nous sommes collectivement astreints », a déclaré Félix Tshisekedi.
Et pour y remédier et de garantir la cohérence de l’action de l’Etat, le Président de la République a instruit que la création de tout Fonds, Etablissement public, Cellule ou autre structure publique devra désormais être strictement encadrée afin de s’assurer de son opportunité réelle, de sa pertinence stratégique et de sa soutenabilité financière.
Ainsi, tout projet de création devra préalablement être validé par la Première Ministre, qui en appréciera la nécessité, la valeur ajoutée institutionnelle et l’impact budgétaire, avant de le lui soumettre pour son arbitrage final.
Par ailleurs, la Première Ministre a été chargée de procéder à une évaluation globale des Fonds, Cellules, Commissions et autres structures publiques actuellement placés sous la tutelle des différents Ministères pour permettre d’identifier les structures dont l’utilité est avérée et qui contribuent efficacement à la mise en œuvre des politiques publiques, celles dont la pertinence est limitée ou dont les missions peuvent être assumées par des structures déjà existantes, ainsi que les cas de chevauchement de compétences ou de duplication institutionnelle.
Sur cette base, le Gouvernement devra envisager la suppression, la fusion ou la rationalisation des structures qui ne présentent pas une utilité avérée ou qui font double emploi.