La récente annonce inattendue du président Félix Tshisekedi qui s’est désormais dit désormais ouvert au dialogue et ce, après s’y être longtemps opposé ; suscite de nombreuses réactions au sein de l’opinion nationale, surtout dans le milieu de l’opposition.

Pour le parti politique Ensemble pour la République de Moise Katumbi, la position de Félix Tshisekedi, qui a notamment conditionné l’organisation de ce dialogue sur le territoire national et par les institutions de la République ; est contradictoire : « D'une part, il refuse tout dialogue politique avec l'opposition congolaise en dehors de Kinshasa, tout en négociant avec l’AFC/M23 à Doha, hors du territoire national ; d'autre part, il se pose en gardien de la Constitution alors même que ses partisans n’arrêtent pas de clamer ouvertement leur obsession à en organiser la modification », avance-t-il signifiant que le pays n’a besoin ni du glissement, ni du tripatouillage constitutionnel, ni d’ambiguïté institutionnelle considérant que le second et dernier mandat de Félix Tshisekedi s'achève en 2028. 

« Tout dialogue qui servirait de prétexte à la prorogation du mandat en cours ou à la préparation d’un troisième mandat est, par avance, voué à l’échec », poursuit-il dans un communiqué publié ce lundi 2 février 2026.

Réaffirmant son attachement à un dialogue national sincère, inclusif et apaisé sous l’égide de la CENCO et l’ECC et qu’il estime le seul à même de sortir la RDC de la crise ; le parti de Moise Katumbi rejette celui proposé par Félix Tshisekedi qu’il présente comme « un simulacre de dialogue. »

De son côté, le mouvement « Sauvons le Congo » de Joseph Kabila avance que les conditions posées par Félix Tshisekedi s’opposent à l’initiative portée par l’ECC et la CENCO, et constituent un refus pur et simple d’organiser un véritable dialogue national et inclusif, ce qui conduira inévitablement à l’escalade.

Il faut dire que c’est le président angolais João Lourenço, rappelé pour une nouvelle initiative de médiation dans la crise en cours en RDC caractérisée par la guerre contre le M23 à l’Est du pays, qui a poussé pour un dialogue inclusif réunissant notamment les autorités gouvernementales et la société civile.

Et avec ces premières sorties, tout porte à croire que ce dialogue, auquel le M23 ne devrait pas participé à priori, car exclu également par les conditions de participation, risque de ne pas réunir grand monde, ce se n’est les membres de l’Union sacrée de la Nation et autres sympathisants de Félix Tshisekedi au sein de l’opposition ; et de ce fait, ne pas apporter des résultats escomptés.