Le pasteur congolais Jules Mulindwa, connu pour ses déclarations controversées, a suscité une vague de réactions après des propos tenus au sujet de l’opposition politique en République démocratique du Congo. Lors d’une intervention publique relayée sur les réseaux sociaux, le prédicateur a affirmé que « si le président Félix Tshisekedi tue des opposants, il ne commet aucun péché devant Dieu, car cela permettrait de consolider son pouvoir ».

Cette déclaration intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, marqué par les débats autour d’un éventuel changement de la Constitution et les manifestations organisées par plusieurs partis et mouvements de l’opposition pour dénoncer cette initiative.

Dans son intervention, Jules Mulindwa a vivement critiqué la récente manifestation de l’opposition contre la révision constitutionnelle, qui a été violemment réprimées par les forces de l'ordre, estimant que les adversaires politiques du régime cherchent à déstabiliser les institutions du pays. Ses propos, jugés extrêmement graves par de nombreux observateurs, ont rapidement provoqué une avalanche de condamnations au sein de l’opinion publique.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes, acteurs de la société civile et figures politiques ont dénoncé une incitation à la violence politique et à la haine. Certains estiment que de telles déclarations risquent d’exacerber davantage les tensions dans un climat déjà fragile.

Des analystes rappellent que la liberté d’expression et le débat démocratique doivent s’exercer dans le respect des principes de paix, de tolérance et des droits humains. Ils appellent les leaders religieux et politiques à adopter un discours responsable afin d’éviter toute dérive susceptible d’encourager la violence.

Jusqu’à présent, aucune réaction officielle n’a été enregistrée ni du côté de la présidence de la République ni des autorités judiciaires concernant les propos du pasteur.

Cette polémique relance par ailleurs le débat sur le rôle des leaders religieux dans le discours politique en RDC, alors que le pays traverse une période de fortes tensions autour des questions institutionnelles et sécuritaires.