Intervenant lors de la 37ème réunion du conseil des ministres tenue le weekend dernier, le président de la République Félix Tshisekedi a fait remarquer que depuis le début de l’année en cours, plusieurs partenaires internationaux ont pris la décision unilatérale de suspendre, avec effet immédiat, leurs appuis financiers dans divers secteurs sociaux.

Cette interruption soudaine de ressources extérieures, a-t-il signifié, compromet la continuité des services publics essentiels, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’eau, de l’assainissement, de l’environnement, ainsi que de l’agriculture.

Le président de la République a indiqué que si cette situation n’est pas rapidement et efficacement prise en charge, elle risque d’aggraver une crise humanitaire déjà préoccupante, en multipliant les vulnérabilités au sein de la population congolaise, avec des répercussions profondes sur le tissu social, la stabilité communautaire et les perspectives de développement durable.

Face à cette urgence, il a instruit les membres du Gouvernement en charge des secteurs concernés, sous la coordination de la Première Ministre, de prendre sans quelques mesures dont : l’analyse rigoureuse et exhaustive de la dépendance actuelle des secteurs stratégiques aux financements extérieurs, en particulier dans la santé, l’éducation, l’eau, l’assainissement et l’agriculture.

Cette évaluation, précise-t-il, devra déboucher sur la formulation de mesures correctives concrètes et adaptées en vue d’atténuer les effets négatifs de cette rupture de financement.

Il sera également question d’élaborer un Plan national de transition structuré et réaliste permettant d’assurer la continuité des services essentiels à la population ; un plan qui devra intégrer des mesures d’urgence à court terme, mais également des actions durables visant à renforcer la résilience des systèmes éducatif et sanitaire en portant une attention particulière aux aspects des ressources humaines, d’approvisionnement en médicaments, d’accessibilité et qualité des services ; d’infrastructures et équipements.

Un rapport sur la mise en œuvre de ces recommandations, assorti d’un calendrier d’actions et d’indicateurs de suivi, est attendu dans les 30 jours.




Joseph Seven

Joseph Seven - 31/03/2025 17:18 - Répondre 

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