Le très controversé Chef d’État-major de l'armée Ougandaise, le Général Muhoozi Kainerugaba, menace de retirer dans les prochains jours toutes les troupes de son armée du territoire de Lubero au Nord-Kivu si le gouverneur militaire de la province voisine de l’Ituri le Général Johny Kashama, n’est pas remplacé.
Dans une nouvelle série de tweets, le fils du président Museveni a signifié que ses troupes sont prêtes à se retirer de toutes ses positions entre Lubero au Nord-Kivu et et Mahagi en Ituri, en coordination avec le gouvernement congolais.
« Nous souhaitons une paix totale avec nos frères et sœurs de la RDC. Nous avons quelques problèmes à régler en Ituri, mais à part cela, tout va bien », a-t-il déclaré.
All UPDF troops will witdraw from Lubero in the next few days if the Governor of Ituri is not changed.
— Muhoozi Kainerugaba (@mkainerugaba) March 25, 2026
Mais cette déclaration qui suscite de vives interrogations car elle intervient alors que les combattants du M23 se retirent depuis quelques jours de plusieurs villages et localités dans le territoire de Lubero.
Et pour de nombreux analystes, si ce retrait intervient, il risque d’handicaper gravement la capacité de l’armée congolaise à contenir l’avancée du mouvement rebelle puisque ce dernier ne combat pratiquement pas dans cette partie de la province du Nord-Kivu, du fait notamment de la présence des troupes ougandaises qui y constituent une forme de force neutre.
Notez que ce mécontentement manifeste du Général Muhoozi Kainerugaba peut s’expliquer à cause de la récente restriction stricte des mouvements de ses troupes par les autorités militaires du territoire de Mahagi dans la province de l'Ituri.
Il faut dire également que le Chef d’État-major de l'armée Ougandaise a toujours soufflé le chaud et le froid dans la guerre en cours en RDC, témoignant tantôt sa sympathie au M23 et menaçant d'occuper une partie du pays et d'y chasser les FARDC ainsi que les officiels congolais, et promettant tantôt de sécuriser le Président Félix Tshisekedi tout en s’attaquant à l’ancien président Joseph Kabila qu’il présente comme « une menace et un ennemi pour l'Ouganda. »