Après avoir signifié être ouvert au dialogue, le président Félix Tshisekedi dit désormais se rendre à l'évidence que ce dernier « ne mettra pas fin à la guerre. »

Il l'a dit lors de sa dernière conférence de presse, affirmant que la plupart des opposants qui poussent pour ce dialogue « ne cherchent qu'à entrer au gouvernement », comme c'était déjà le cas avec Adolphe Muzito et Constant Mutamba, sans les citer.

« Croyez-vous qu'après un dialogue, les rwandais prendraient peur et vont quitter notre pays ? », s'est interrogé Félix Tshisekedi signifiant que l'économie rwandaise est basée sur le pillage des ressources minières de la RDC et que ses troupes se battront « jusqu'à la dernière énergie avant de quitter le sol congolais. »

Il faut dire qu’une bonne partie de l’opposition qui appelle à la tenue d’un dialogue inclusif pour mettre fin à la crise en cours en RDC, caractérisée par la guerre contre le M23 à l’Est du pays ; accuse depuis plusieurs mois l’actuel chef de l’Etat congolais « d’entretenir cette guerre pour s’éterniser au pouvoir. »

Ceci, d’autant plus qu’il a clairement ouvert la voie à un 3ème mandat se disant prêt à rester à la tête du pays si le peuple le lui demande, tout en affirmant qu’il y n’aura pas d’élections en 2028 sans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu.