Les récents bombardements meurtriers dans marché public de Mushaki dans le territoire de Masisi en province du Nord-Kivu, menés par les forces gouvernementales et qui ont coûté la vie à plus 30 civils et causé plusieurs blessés ; continuent toujour de susciter des réactions.
La dernière est du mouvement Sauvons la RDC de Joseph Kabila qui a vivement condamné ces bombardements accusant le gouvernement congolais "d’avoir ciblé des populations civiles à l’aide de drones."
Dans un communiqué publié le mercredi 13 mai dernier, ce mouvement parle d’« actes de couardise » ayant causé la mort de plusieurs civils et de nombreux blessés.
Il estime que ces bombardements "constituent une violation grave du droit international humanitaire et du droit de la guerre."
Selon le document, les frappes aériennes contre des zones habitées seraient devenues récurrentes dans plusieurs localités de l’Est de la République démocratique du Congo, notamment dans le Masisi, à Kalehe ainsi que sur les hauts plateaux de Minembwe. Le mouvement affirme que ces opérations viseraient délibérément des populations civiles ainsi que des infrastructures de base telles que les écoles, hôpitaux, habitations et ponts.
#RDC: Le mouvement d'opposition « Sauvons la RDC » dirigé par Joseph Kabila, accuse les forces armées congolaises d'avoir "délibérément" bombardé par drone des civils à Mushaki, en territoire de Masisi, le 8 mai, faisant plusieurs morts et blessés.
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) May 13, 2026
Dans un communiqué signé le… pic.twitter.com/fSeU9K7csB
Appel à une enquête internationale
Le mouvement Sauvons la RDC réclame l’ouverture immédiate d’une enquête internationale indépendante afin d’établir les responsabilités dans les bombardements de Mushaki et d’autres localités touchées depuis plus d’une année dans l’Est du pays.
L’organisation salue néanmoins les condamnations formulées par le gouvernement américain et la MONUSCO après les frappes de Mushaki. Elle regrette toutefois que ces réactions n’aient pas explicitement qualifié ces actes de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité.
Dans son communiqué, Sauvons la RDC accuse également la communauté internationale d’adopter une attitude ambiguë face à la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Le mouvement reproche notamment aux partenaires internationaux de ne pas désigner clairement les auteurs des bombardements dénoncés.
L’organisation rappelle par ailleurs que, conformément au droit international humanitaire, la protection des populations civiles demeure une obligation pour toutes les parties engagées dans un conflit armé. Elle appelle enfin la communauté internationale et les Nations unies à exiger la cessation immédiate des bombardements visant les civils dans les zones affectées par les violences armées en République démocratique du Congo.