Un nouveau groupe de 366 réfugiés rwandais présents en RDC ont été rapatriés « volontairement » chez eux cette semaine via le poste frontière de la Grande Barrière à Goma et ce, grâce à l’appui du le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).

Ces derniers, constitués majoritairement des femmes et des enfants, ont fait part de « leur ras-le-bol face au harcèlement » dont ils étaient victimes de la part de nombreux groupes armés qui les dépouillaient parfois de leurs biens, tout comme de la part des FDLR, « qui les empêchaient de regagner leur pays. »

Parmi eux, 304 sont venus de Goma, 32 de Bukavu et 30 de Kamanyola en province du Sud-Kivu.

Une fois au Rwanda, ils ont aussitôt été acheminés au centre de transit de Kijote, où ils seront hébergés dans l'attente des dispositions ultérieures pour leur rapatriement.

A cette occasion, les autorités rwandaises ont indiqué que les 269 réfugiés précédemment rapatriés au Rwanda et qui étaient hébergés dans ce centre ont depuis été installés dans leurs districts d'origine respectifs.

Des réfugiés un temps présentés comme « immigrés illégaux »

Notez que depuis janvier 2026, le HCR a déjà rapatrié plus de 800 réfugiés rwandais chez eux, signifiant que ces rapatriements s’inscrivent dans programme ambitieux visant à rapatrier 10.000 personnes au cours de cette année.

Pour rappel, c’est depuis mai 2025 que l'AFC/M23 a débuté avec le rapatriement des sujets rwandais, initialement présentés comme des personnes installées illégalement sur le territoire congolais ainsi que des otages depuis des années des combattants FDLR

Plus de 1.500 personnes avaient alors été expulsées après leur interpellation par le mouvement rebelle dans les territoires de Masisi et Nyiragongo.

Certains avaient alors affirmé ne pas être de nationalité rwandaise alors que d’autres, qui avaient confirmé être bel et bien des ressortissants du Rwanda, signifiaient avoir été contraints à regagner leur pays d'origine pendant que plusieurs de leurs proches sont nés en RDC après le génocide de 1994.

Il faut dire que cette opération de retour « volontaire » des réfugiés est très commentée dans l’opinion publique congolaise puisque la prochaine étape sera sans doute le rapatriement des réfugiés congolais présents au Rwanda.

Et pour ce qui est de cette démarche, le gouvernement congolais tient à y être associée « pour s’assurer que ce seront bien des citoyens congolais qui retourneront en RDC. »