Comme d’autres figures de l’opposition, Jean-Marc Kabund s’est lui aussi exprimé sur la très controversée initiative de changement de la constitution portée par le camp de Félix Tshisekedi qui veut coûte que coûte doter la RDC d’une nouvelle constitution et ce, en dépit de la crise en cours marquée par la guerre contre le M23 à l’Est du pays.
Au cours d’un meeting tenu le vendredi 24 avril dernier devant le siège de son parti politique Alliance pour le changement à Kinshasa qui a totalisé ce jour 4 ans d’existence et seulement un an depuis son enregistrement officiel auprès du ministère de l’Intérieur ; Jean-Marc Kabund a une nouvelle fois dressé « un tableau sombre de la situation socioéconomique et sécuritaire de la RDC », décriant « une mauvaise gouvernance du régime Tshisekedi » estimant « qu’il ne peut plus rester longtemps au pouvoir. »
Et pour lui, cette situation ne permet nullement de penser à une quelconque révision ou changement de la Constitution : « La révision de la Constitution certes est constitutionnelle mais l'article 219 de la constitution stipule que aucune révision ne peut intervenir pendant l'État de guerre, l'État d'urgence ou l'État de siège [… ]. Notre pays est en guerre ou non ? Il y a état de siège dans certaines provinces oui ou non ? Maintenant, dites- moi comment ils peuvent parler de la révision de la constitution ? Aujourd'hui, je dis ceci, Il n'y aura pas de révision de la Constitution, c'est constitutionnel mais la Constitution fixe le cadre », a-t-il déclaré devant ses militants.
#RDC: “Il n’y aura pas de révision constitutionnelle (…) et il n’y aura pas non plus de changement de la Constitution, car cela n’est même pas prévu par celle-ci.”@kabund_jmkkrock pic.twitter.com/2D18sM73Df
— Steve Wembi (@wembi_steve) April 25, 2026
Poursuivant, Jean-Marc Kabund a affirmé que l’actuelle Constitution de la RDC « ne prévoit pas de mécanismes pour son changement », expliquant que dans l’histoire du pays, deux faits majeurs ont jusque-là conduit à un changement de la loi fondamentale à savoir un coup d’État et une rébellion : « Ici, je m'adresse à tous ces thuriféraires-là, les professeurs de droit constitutionnel du ventre, je vous dis ceci : là Constitution ne prévoit pas son changement […] », a-t-il ajouté.
Pour l’ancien président a.i. de l’UDPS, si Félix Tshisekedi tente de passer en force dans une nouvelle République en changeant l’actuelle constitution, « cela pourrait arriver… mais sans son régime. »
Il a ainsi invité le président de la République « à faire le choix de sortir par la grande porte, afin de ne pas subir le sort de ses prédécesseurs » : « S'ils persistent dans leur projet, ils ne vont pas le faire, ils verront comment nous allons entrer à la quatrième République sans eux. Ils verront ce changement s'opérer par la fenêtre parce-que s'ils osent commencer ça, ils ne vont pas terminer ça », a-t-il signifié martelant que Félix Tshisekedi « a intérêt à sortir par la grande porte. »