Interrogé sur la position du président rwandais Paul Kagame qui a clairement fait savoir « qu’il ne lèvera pas ses mesures défensives sur sa frontière avec la RDC, ni retirer ses troupes de la RDC », le président américain Donald Trump a promis de nouvelles sanctions : « On verra bien ça, mais  auront une plus lourde sanction », a-t-il déclaré répondant à une question de la journaliste Hariana Veras.

Une déclaration qui intervient après que Washington, qui avait déjà appelé Kinshasa et Kigali à privilégier le dialogue et une stabilité durable, a exprimé devant le Conseil de sécurité des Nations Unies « une déception face au Rwanda qu’il a de nouveau accusé d’exacerber cette crise sécuritaire, appelant au retrait immédiat des forces rwandaises du territoire congolais. »

Pour rappel, les États-Unis avaient en mars dernier avoir pris des sanctions contre les Forces de défense rwandaises (FDR) et à quatre de leurs officiers supérieurs pour leur soutien opérationnel direct au M23 qui poursuit la guerre à l’Est de la RDC, accusant là encore le Rwanda de violer les Accords de Washington pour la paix et la prospérité, entérinés en décembre 2025 par le président américain Donald Trump et ses homologues congolais et Rwanda, Félix Tshisekedi, et Paul Kagame.

Si le gouvernement congolais avait salué ces sanctions affirmant « qu’elles traduisent la reconnaissance, par les États-Unis d’Amérique, de l’implication directe et multiforme de l’armée rwandaise dans des actions portant atteinte à la paix et à la stabilité du pays à travers le soutien militaire, logistique et opérationnel apporté aux supplétifs de l'AFC/M23 engagés dans les combats sur le territoire congolais » ; certains observateurs estiment qu’elles sont insuffisantes.