Dans une nouvelle déclaration politique faite le samedi 21 mars dernier, l’opposant Delly Sesanga a une nouvelle fois critiqué la gouvernance de Félix Tshisekedi et sa gestion de la crise en cours en RDC, caractérisée par la guerre contre le M23 à l’Est du pays.
Celui qui a accusé le chef de l’Etat congolais de mener le pays à son déclin estimant qu’il doit démissionner, a dressé un tableau sombre de la RDC depuis son avènement au pouvoir il y a maintenant 8 ans : « 8 ans d’inefficacité et d’incapacité de l’Etat à accomplir ses missions minimales. 8 ans de souffrances, cela suffit, 8 ans de souffrances appelle désormais un bilan et monsieur Tshisekedi doit répondre de son bilan, le bilan d’une fin de règne et d’un pouvoir défaillant », a-t-il déclaré dénonçant notamment l’insécurité, et la désorganisation et la détresse de la population.
L’ancien candidat à la présidentielle de 2023 a également pointé « un système de jouissance et d’enrichissement d’une minorité de la classe dirigeante qui a pris le pays en otage », soulignant que les fonctionnaires et agents de l’Etat enregistrent plusieurs mois des salaires impayés, et avançant que Kinshasa s’enfonce dans une insalubrité indigne d’une capitale, au milieu des déchets, du désordre et de l’abandon.
Sur le plan économique, Delly Sesanga a souligné l’explosion de la masse salariale de la fonction publique passée de 450 à 1.000 milliards de francs congolais par mois depuis 2023, le recours systématique aux procédures d’urgence pour contourner la chaîne normale de la dépense, et de la dette publique dépassant désormais les 13 milliards de dollars.
Il dénonce un État « hypertrophié et asphyxié », contraint d’emprunter via des bons du Trésor pour honorer les salaires de ses agents.
#Guerre_du_M23: Selon @DSESANGA, #Kinshasa a dépensé 13,650 milliards de dollars depuis le début la d’agression #Rwandaise dans l’Est de la #RDC. Pour Delly Sesanga, le regime du Président #Tshisekedi veut à travers la guerre, gagner du temps pour éviter de rendre comptes. pic.twitter.com/oTmu0Wsged
— TAZAMA RDC Infos (@TazamaRDC_Infos) March 21, 2026
Le président du parti Envol, qui a rappelé qu’il reste 946 jours avant la fin de 2ème et dernier mandat de Félix Tshisekedi, a critiqué l’initiative de changement de la Constitution portée par le camp présidentiel pour octroyer à Tshisekedi un troisième mandat, qualifiant cette démarche de « haute trahison » et une violation du pacte républicain.
Il a ainsi signifié que tout ce que le régime Tshisekedi peut négocier, ce n’est pas son maintien, mais plutôt les conditions d’une sortie pacifique en 2028 : « Ni glissement, ni mission de droit divin, ethnique, tribal ou partisan », a-t-il déclaré.
Sur la question sécuritaire, l’ancien député national, tout en condamnant « l’agression rwandaise et réclamant le retrait de toutes les forces étrangères du territoire national », a critiqué la gestion de la guerre interrogeant notamment la destination de plus de 13 milliards de dollars consacrés à la défense depuis 2019, au regard d’une situation qu’il juge inchangée, voire aggravée sur le terrain.