Accusé par un ministre rwandais lors de la commémoration du 32ème anniversaire du génocide contre le Tutsi, d’avoir publiquement présenté les Tutsi comme « auteurs d’atrocités commises ces 30 dernières années en RDC ; le porte-parole du gouvernement congolais Patrick Muyaya tente de se justifier.
Il a évoqué sur X « une manipulation de ses propos », accusant à son tour des ministres, des journalistes, des influenceurs et autres de mentir : « Ils ont passé des heures et des heures à analyser chacune de mes prises de parole, des briefings, des émissions pour enfin finalement faire un flop, un grand flop. Ils ont entendu « Tutsi » plutôt que « tout type » dans une interview d’il y a plus de deux ans », a-t-il signifié pointant même l’utilisation de l’IA « dans le but de l’accuser de propager un discours de haine. »
« Simplement honteux et malheureux !!!! Voir autant de temps et d’énergie mobilisés pour trouver l’introuvable. Dans notre narratif, il n’existe pas, il n’existera jamais de discours de haine. Nous avons déjà développé l’antidote pour détruire la désinformation venant du Rwanda », a-t-il ajouté.
#RDC : Ministres, journalistes, influenceurs et autres trolls rwandais, toute la constellation de l’empire du mensonge a cru avoir enfin trouvé le trésor.
— Patrick Muyaya (@PatrickMuyaya) April 9, 2026
Ils ont passé des heures et des heures à analyser chacune de mes prises de parole, des briefings, des émissions pour enfin… https://t.co/KwDE4Y6Q3y
Il faut dire que le ministre Patrick Muyaya est de plus en plus critiqué par Kigali pour ses sorties médiatiques et son fameux slogan de « poison rwandais » qu’il met toujours en avant pour dénoncer l’implication du Rwanda dans la guerre à l’Est de la RDC.
Ce dernier a même affirmé que Kigali, qui se présente en victime aujourd’hui, « est devenu bourreau en perpétuant une culture violence en RDC avec des massacres, crimes de guerre, crimes contre l’humanité, sous le fallacieux prétexte de combattre les FDLR ou une idéologie génocidaire. »