Le débat sur le changement de la Constitution qui a refait surface depuis le 18 février 2026, date du 20ème anniversaire de loi fondamentale de la RDC, suscite un intérêt de plus en plus croissant.

Interrogé sur ce sujet, le ministre Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, a tenté de calmer le jeu expliquant que l’exécutif se concentrer pour l'instant sur la guerre contre le M23 à l'Est du pays. 

Il a toutefois expliqué que ce sujet reste démocratique est sera débattu au moment opportun.

Il faut dire que c’est le camp du président Félix Tshisekedi qui pousse pour le changement de la constitution en dépit de la situation de crise que connait le pays qui est en partie occupée le M23 dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu.

A part les opposants qui dénoncent une manœuvre de Félix Tshisekedi pour s'octroyer indûment un troisième mandat et ce, en dépit d’une gouvernance qu’ils jugent chaotiques ; seul le sénateur Bahati Lukwebo, membre du présidium de l'Union Sacrée, a clairement pris position pour dire non à toute initiative de révision ou de changement de la constitution.

Ce dernier a publiquement exprimé son opposition à cette initiative de changement de la constitution, arguant que la RDC n’a pas un problème de textes mais plutôt d’hommes qui ne les appliquent pas. 

Et depuis, le président de l’AFDC-A est visé par une motion de défiance initiée par le sénateur Dany Kabongo Bondanya qui lui reproche un « manque de respect » envers le président Félix Tshisekedi, autorité morale de l’Union sacrée de la nation, qui avait publiquement déclaré être résolu à doter la RDC d’une nouvelle constitution, affirmant à l’époque que « personne ne va le lui interdire et que personne ne changera son avis sur cette question. »

Lâché par le bureau du Sénat qui s’est publiquement désolidarisé des propos de son deuxième vice-président, Bahati Lukwebo ne bénéficie pas non plus du soutien de son propre groupe politique qui s’est également désolidarisé de ses propos, et devrait donc être éjecté, sauf surprise, du bureau de cette chambre basse du parlement congolais.