Après avoir publiquement exprimé son opposition à l’initiative de changement de la constitution, Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat, est visé par une motion de défiance initiée par le sénateur Dany Kabongo Bondanya.

Ceci, à seulement neuf jours de la rentrée parlementaire de mars 2026.

Dany Kabongo Bondanya reproche à Bahati Lukwebo un « manque de respect » envers le président Félix Tshisekedi, autorité morale de l’Union sacrée de la nation, qui avait publiquement déclaré être résolu à doter la RDC d’une nouvelle constitution, signifiant que « personne ne va le lui interdire et que personne ne changera son avis sur cette question. »

Félix Tshisekedi avait même signifié être prêt à organiser un référendum pour débarrasser la RDC l’actuelle constitution.

La veille, le président de l’AFDC et membre du présidium de l’Union sacrée s’est clairement opposé à toute révision ou changement de la Constitution, arguant que la RDC n’a pas un problème de textes mais plutôt d’hommes qui ne les appliquent pas.

L’ancien président du sénat estime que le débat sur le changement de la constitution est « faux » et appelle la majorité au pouvoir « à se concentrer sur les besoins de la population. »

Bahati Lukwebo, qui a critiqué ceux qui avancent désormais que le Président de la République n'a pas des mandats mais un mission illimitée, a pris position signifiant qu’il reste républicain : « Je sais que le Président a un mandat jusqu'en 2028 mais ensuite nous allons l'examiner mais pour le moment, le Président lui-même reste républicain, il respecte la constitution, c'est la base légale de toute action en République Démocratique du Congo donc il ne faut pas suivre les courtisans », a-t-il déclaré ajoutant que l’âge de la Constitution n’est nullement le problème.