Annoncée dans un délai de 10 après la tenue du récent round de négociations entre Kinshasa et l'AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha délocalisé en Suisse ; la libération de 311 prisonniers du mouvement rebelle et 166 prisonniers du gouvernement congolais n'a pas eu lieu.

Si le porte-parole du gouvernement congolais Patrick Muyaya a lui indiqué que la priorité est l'effectivité du cessez-le-feu avant un nouvel accord sur le protocole humanitaire ; l’AFC/M23, qui a toujours accusé Kinshasa d'entraver ce mécanisme de libération de prisonniers adopté depuis juillet 2025, a réitéré que « ce refus est une preuve supplémentaire de la duplicité qui caractérise le régime de Kinshasa. »

Dans une déclaration, son porte-parole Lawrence Kanyuka, a rappelé que son mouvement a jusque-là libéré plusieurs milliers de prisonniers de la partie gouvernementale alors que celle-ci « persiste dans une logique de sabote systématique du processus de Doha en optant pour la guerre. »

Il a ainsi rapporté plusieurs attaques des drones de combat kamikazes des FARDC contre les positions du mouvement rebelle, signifiant que ces attaques entrainent « des conséquences humanitaires catastrophiques. »

Un énième accord « impossible » à respecter

Il faut dire que cet accord relatif à l'accès humanitaire et à la protection judiciaire, l’opérationnalisation du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, ainsi que la libération de prisonniers était susceptible de ne pas lui aussi apporter de réelles avancées sur le terrain où les deux parties n’ont eu de cesse de s’accuser mutuellement de violer le cessez-le-feu recommandé.

De plus, avant même l'issue du récent round de négociations ; le mouvement rebelle s'était montré sceptique accusant le gouvernement congolais de vouloir simplement « apposer une énième signature tout en continuant sa diversion avec des offensives de plus en plus soutenues et meurtrières contre des populations civiles dans les zones occupées. »